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26 Oct 2026 | Pression normative
 

Assemblée nationale HémicycleComme nous l’avons déjà annoncé (voir le 23 octobre), l’amendement pour une « interdiction générationnelle de la vente du tabac » du député écologiste Nicolas Thierry a été rejeté lors de l’examen en séance publique du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, ce 22 octobre en fin de soirée.

Par 67 voix contre et 38 pour.

Rappelons que l’amendement proposait l’interdiction, pour les buralistes, de vendre du tabac, à jamais, à toute personne née après le 1er janvier 2009. Avec application dès janvier prochain.

Reste qu’il faut s’attendre à ce que le sujet soit relancé. Au moins par les écologistes. D’autant que, lors du débat, le gouvernement n’a pas pris position (la ministre de la Santé, Nathalie Rist, étant pour l’amendement à titre personnel / voir le 4 juillet).

Nous reprenons deux extraits significatifs du débat :

Philippe Lottiaux (RN) : « C’est brillant ! Alors, franchement, 40 % des cigarettes consommées sont achetées ailleurs ; demain, ce sera 100 %, c’est magnifique. Un siècle plus tard, vous recréez un truc qui a super bien marché : la prohibition.

« Cela a vachement bien fonctionné aux États-Unis et on aura les mêmes effets : on va voir se développer la contrebande, la contrefaçon, les gangs et les mafias. Et puis, cela va poser un problème à certains de vos copains, parce que comment rouler des joints sans tabac ?

« En tout cas, la mesure est quand même complètement excessive. On est dans un pays de liberté : on a le droit de fumer ou de ne pas fumer.

« Elle est inapplicable : on va demander la carte de tout le monde ? C’est inutile, parce que, de toute façon, il y aura des trafics et chacun trouvera les cigarettes qu’il a envie de trouver. C’est dangereux. »

Michel Lauzzana (EPR) : « Moi, je veux apporter mon soutien à cet amendement.

« Ce n’est pas de la prohibition. Ils n’auront jamais rencontré ce produit. C’est très intéressant en termes de santé publique parce que nous savons tous les dégâts que cela fait et le coût pour la Sécurité sociale.

« Reste qu’il faut en effet traiter la question des buralistes et réfléchir à leur devenir. Il y a déjà des points de vente ou des commerces multiservices, nous devons construire quelque chose autour. Mais la génération sans tabac est un projet vraiment très intéressant et j’apporte mon soutien. »

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