
Pour la première fois, plus de la moitié des paquets de cigarettes vides collectés en Belgique proviennent de produits qui n’étaient pas destinés au marché belge ou qui sont contrefaits, rapporte l’agence de presse Belga. Cette proportion atteint 50,6 % au deuxième trimestre 2026, selon Cimabel, la fédération belgo-luxembourgeoise des fabricants de cigarettes.
La part concernée est en nette hausse : elle était de 44,4 % à la fin de 2025 et de 33,1 % un an plus tôt. Dans le détail, 46 % des cigarettes recensées proviennent de l’étranger et 4,6 % sont considérées comme contrefaites.
« Le fait que plus de la moitié des cigarettes consommées en Belgique ne soient désormais plus taxées dans notre pays ou soient contrefaites doit constituer un signal d’alarme », estime Christine De Baets, présidente de Cimabel (voir 20 mars 2026).
L’étude a été réalisée par WSPM Group sur 2 800 paquets vides, représentant 59 320 cigarettes, collectés dans 18 villes belges. Dans 14 de ces 18 villes, la proportion de cigarettes étrangères ou contrefaites a augmenté par rapport à la fin de 2025. Dans huit villes, elle dépasse désormais 50 %.
Les taux les plus élevés ont été relevés à Louvain, avec 61,7 %, devant Genk avec 57,3 % et Charleroi avec 54,8 %. La Bulgarie constitue le principal marché d’origine des cigarettes étrangères, avec une part de 30 %, contre 15,7 % un an auparavant. Le Luxembourg représente 5,3 % et la Turquie 2,1 %.
Cimabel précise toutefois que l’étude ne permet pas de déterminer si les paquets achetés à l’étranger ont été introduits légalement en Belgique dans le respect des quantités autorisées aux voyageurs ou s’ils proviennent d’un commerce illégal.
La fédération estime néanmoins qu’une part croissante de la consommation échappe aux circuits de vente et à la fiscalité belges. Selon Cimabel, l’ampleur du marché des cigarettes illicites correspondrait à une valeur fiscale théorique d’environ 2,6 milliards d’euros.
D’après les chiffres de Sciensano cités dans la dépêche, le tabac reste responsable d’environ 9 500 décès chaque année en Belgique.
NDLR : ces données confirment que les nombreuses usines de fabrication de cigarettes de contrefaçon découvertes en Belgique travaillent surtout pour les marchés français et anglais.




