Après Oyonnax au mois de mai (voir le 9 juin 2026), les douaniers ont démantelé un nouvel atelier clandestin à partir d’une saisie de tabac et de comprimés pharmaceutiques de contrebande réalisée dans un centre de fret express.
L’affaire remonte au mois de juillet dernier, mais n’a été rendue publique que ce 17 septembre. Elle rappelle une opération similaire mise au jour en mai dernier à Oyonnax, qui avait déjà conduit avec le concours de la police nationale au démantèlement d’un réseau clandestin de fabrication et de trafic de tabac.
Tout commence en juillet 2026, au cours d’un contrôle dans un centre de fret express et postal. Les services douaniers de l’Ain ont intercepté un colis en provenance de Slovénie et à destination d’un entrepôt et d’une société tous deux localisés dans le Pays de Gex.
Le colis contenait 30 kilos de tabac à chicha. La société destinataire ne disposait pas du statut de revendeur de tabac et son associé/gérant était défavorablement connu des services douaniers français et suisses pour contrebande de tabac.
En tirant le fil de leurs investigations, les douaniers effectuaient une visite domiciliaire en flagrance dans l’entrepôt, ainsi qu’au siège social de la société en application du Code des douanes. Et effectuaient les mêmes démarches au domicile de son gérant avec le concours de la gendarmerie locale.
Avec à la clé des résultats particulièrement probants, puisque la perquisition de l’entrepôt a permis de découvrir et saisir 4 kilos de tabac à chicha et plus de 2 tonnes de précurseurs utilisés dans la fabrication du tabac à chicha (glycérine, colorant, parfum, etc.).
Les douaniers ont également mis la main sur 2 400 pots unitaires vides de tabac prêts à être conditionnés pour la vente, ainsi que divers stocks de matériels pouvant servir pour la culture indoor de CBD.
Quelques jours plus tard, c’est cette fois la gendarmerie qui signalait à la Douane deux nouveaux colis, toujours en provenance de Slovénie et destinés à ce même entrepôt visité. Ces cartons contenaient des plaquettes de médicaments sans emballage, ni notice.
Au total, les services douaniers ont saisi 176 920 comprimés (Xanax, Rivotril, etc.) sans aucun lien avec l’objet social de la société destinataire de ces colis qui circulaient sans les documents d’accompagnement obligatoires.




