Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
25 Mar 2026 | Trafic
 

C’est la fin d’un business illégal qui durait depuis plusieurs mois. Un homme résidant à Monts-sur-Guesnes, dans la Vienne, a été condamné ce 24 mars par le tribunal de Poitiers. Il importait massivement du tabac d’Espagne et du Luxembourg pour le revendre localement.
Nous reprenons l’information de Lucie Cecconi sur Franceinfo Nouvelle-Aquitaine.

L’affaire a débuté par un simple renseignement parvenu aux oreilles des gendarmes de Saint-Jean-de-Sauves au début de l’année 2026. Un habitant de Monts-sur-Guesnes, petite commune du nord de la Vienne, était soupçonné d’organiser un trafic de cigarettes à grande échelle.
Après plusieurs semaines de surveillance et d’investigations menées sous l’autorité du parquet de Poitiers, les gendarmes-enquêteurs de la Brigade de Recherches de Châtellerault ont mis au jour un mode opératoire bien rodé.
Le suspect multipliait les allers-retours vers l’Espagne et le Luxembourg pour s’approvisionner à bas prix, avant de revendre la marchandise dans le secteur (ndlr : l’approvisionnement se faisant aussi facilement d’un côté que de l’autre…).

Le coup de filet a eu lieu le 19 mars dernier. Un dispositif de grande ampleur, mobilisant 15 militaires, a été déployé dès le milieu de la nuit pour cueillir le trafiquant à son retour de voyage, juste devant son domicile.
L’appui d’une équipe cynophile a permis de transformer la perquisition en véritable inventaire à la Prévert de la contrebande :

  • 17 cartouches de cigarettes et plus de 80 pots de tabac ;
  • 240 paquets de tabac à rouler ;
  • 1 kilo de résine de cannabis et 80 grammes d’herbe ;
  • 2 armes d’épaule.

Les investigations ont également mené les gendarmes chez deux clients réguliers, où d’autres saisies de tabac et de stupéfiants ont confirmé l’ampleur du réseau local.

/ Déféré ce 24 mars à l’issue de 96 heures de garde à vue, l’individu a été jugé en comparution immédiate par le tribunal correctionnel de Poitiers.

Le verdict est tombé : l’homme est condamné à deux ans d’emprisonnement, dont un an avec sursis probatoire. La partie ferme de sa peine sera effectuée à domicile sous surveillance électronique (bracelet électronique). Il devra également s’acquitter d’une amende de 15 000 euros et a interdiction de détenir une arme pendant cinq ans.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.