Thierry Lefevre, président du syndicat des buralistes du Haut-Rhin, était l’invité d’Europe 1 Midi (en déplacement à Colmar) pour témoigner du ras-le-bol des commerçants victimes d’agressions, qui peut pousser à l’extrême comme hier à Sézanne en Seine-et-Marne (voir Lemondedutabac de ce matin).
« On peut comprendre la pression, mais on ne peut pas cautionner le fait de s’auto-défendre et d’utiliser une arme contre un braqueur …
« Mes confrères sont attaqués tous les jours. Pas plus tard qu’hier soir, à quelques pas de la mairie. Nous le vivons au quotidien, le matin quand on ouvre, le soir quand on ferme. Ce que nous souhaitons aujourd’hui c’est que s’inverse la charge de la peur. Et que ce soit les délinquants qui aient peur …
« Vous avez, vous aussi, un rôle à jouer, les médias. Il y a eu quinze braquages au cours du mois dernier dans le département. Tous les braqueurs ont été interpellés par les forces de l’ordre. Nous sommes tous équipés de vidéo-protection et de rideau métallique. Il faut le faire savoir. Et, quand on place en « une » un braquage dès le lendemain, il faudrait mettre en « une » quand les délinquants sont arrêtés et quand ils sont jugés …
« Nous sommes presque tous équipés en vidéo-protection. Nous travaillons sur les diffuseurs de brouillard, les traceurs d’ADN … Mais, ce qui me gêne, c’est que là on traite des conséquences, pas de la cause. Il y a bien sûr la crise, mais aussi la hausse du prix du tabac. Les braqueurs viennent pour dérober de l’argent en espèces, mais aussi pour récupérer (et revendre) un ou des cartons de cigarettes».




