Dès l’annonce du braquage de Marseille hier matin (voir Lemondedutabac du 30 septembre), les médias ont suivi heure par heure l’évolution des événements : placement en garde à vue, puis légitime défense reconnue du buraliste ; déclarations de Manuel Valls et de la profession. Mais, à l’inverse du fait divers de Nice, pas de polémique : les micro-trottoirs comme les commentaires ont fait ressortir le « y’en a marre » de la population, le soutien des riverains quant à la « riposte » du buraliste et « l’écoeurement » des buralistes, toujours en quête de plus de protection.
• i>TELE, rebondissant sur la réaction du président de la Chambre syndicale des Bouches-du-Rhône, a consacré un reportage sur le dispositif d’ADN chimique, un traceur chimique diffusé par vaporisateur qui, en déposant des gouttelettes invisibles, va marquer l’agresseur pendant plusieurs semaines sur la peau, six mois sur certains objets. Ce marqueur permet d’établir immédiatement lors d’une interpellation l’auteur d’un braquage. Un buraliste parisien, utilisateur du dispositif depuis un braquage en 2009, témoigne de l’efficacité.
Invité par Christophe Barbier, le député-maire de Nice, Christian Estrosi, a demandé une nouvelle conception de la légitime défense en France : « en Suisse comme en Allemagne, la légitime défense prend en compte le degré de violence qu’a subi celui qui a été agressé ».
• Sur RTL, habitués du bar et riverains approuvent le « geste du buraliste », exprimant aussi un immense « ras-le-bol » face aux agressions de commerçants.
• France Bleu Provence, qui rappelle les 80 braquages dénombrés depuis le début de l’année, laisse la parole aux buralistes. Un premier évoque « la peur au ventre, la peur du coup de feu » après deux braquages, coup sur coup, commis par la même personne. Des employées d’un grand établissement du centre de Marseille expliquent leur angoisse et leur résignation : « on attend que cela nous tombe dessus … en espérant qu’il n’y ait pas de violence. On voudrait surtout être plus protégés ». D’autres, enfin, déplorent ces « patrouilles de police qui passent … de temps en temps ».




