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9 Sep 2013 | Trafic
 

Un employé du Consulat  de France à Jérusalem a été pris en flagrant délit de trafic d’or et…de tabac entre la Jordanie et Israël, avec un véhicule pourvu de plaques diplomatiques. L’affaire, purement délictueuse au départ, prend une tournure politique.

Mardi 3 septembre, à Allenby (point de passage entre la Jordanie et la Cisjordanie), les douaniers israéliens, intrigués par une forte odeur de tabac, demandent au chauffeur de contrôler son véhicule, malgré « les plaques blanches d’immatriculation consulaire ». Le conducteur refuse, présentant son passeport de service … Face à des douaniers intransigeants, il demande à pouvoir rebrousser chemin. Ce que lui refusent les agents des douanes qui alertent, immédiatement, leur hiérarchie et le consulat de France à Jérusalem. Le chauffeur (chef du garage du consulat) fait alors savoir par téléphone à son supérieur que « le véhicule ne contient pas une marchandise anodine … ».

Le problème remonte jusqu’au Quai d’Orsay qui va vite donner son feu vert à l’ouverture du véhicule afin de ne pas couvrir une affaire pouvant s’avérer bien épineuse pour la diplomatie française dans la région. Les douaniers découvrent, en effet, un butin colossal, à peine dissimulé dans des cartons et des sacs en plastique : 152 kg d’or, principalement des lingots, 500 kg de tabac, des centaines de téléphones cellulaires flambant neufs, ainsi que des chèques d’une valeur globale de près de 2 millions de dollars.

Immédiatement arrêté, l’employé est rapidement expulsé vers la France. A Paris, une source diplomatique indique que ce sont les Israéliens qui ont proposé cette solution.  Le Quai d’Orsay a saisi le parquet. Mais on ne sait pas si ce curieux chauffeur a été ou non interpellé.

L’enquête s’annonce complexe car elle implique d’office quatre administrations : la Jordanie, l’Autorité palestinienne en Cisjordanie, Israël et la France. Elle devrait notamment faire la lumière sur l’identité des destinataires de la marchandise et établir, s’il y en a, la nature des complicités dont a pu bénéficier cet employé indélicat du consulat de France.

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