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30 Juil 2020 | Profession
 

Suite de notre tour d’horizon des réactions de la presse régionale à la généralisation du Paiement de Proximité des buralistes (voir 30, 29 et 28 juillet).

•• « C’est un moyen de soutenir la transformation du métier », confirme Patrick Falewee, président de la fédération des buralistes du Nord, « ce réseau de proximité sera la porte d’entrée vers une multitude de services. Nous accueillons dix millions de clients chaque jour, en ville, dans les quartiers et dans la ruralité ».

« Le dispositif n’est pas encore très connu », déclare le patron d’un bar-tabac de Tourcoing, « mais on est en pleine reconversion, il nous faut toujours de nouveaux services pour maintenir notre activité, c’est une opportunité » (La Voix du Nord).

•• Une quarantaine de buralistes de Côte-d’Or font partie du réseau « Paiement de Proximité ». À Dijon, douze établissements sont pour le moment répertoriés « paiement sécurisé ».

« C’est juste un code barre à flasher, ça n’est pas contraignant », pour l’employée d’un débit de tabac à Dijon, « si ça peut aider les gens, en particulier ceux qui n’ont pas internet, tant mieux » . Même si « je ne sais pas si ça va faire venir des clients en plus, on le saura à l’usage ».

« Pourquoi pas c’est une bonne idée » déclare une cliente, « car se rendre aux impôts, c’est parfois très long ». Pour un autre, c’est l’aspect pratique qui plait, « c’est plus simple pour les horaires et la distance ». Mais pour d’autres, « c’est une mesure un peu contradictoire, où on parle de proximité tout en réduisant des services » (France Bleu Côte d’Or).

•• En Dordogne, avec 270 buralistes , 61 d’entre eux sur 30 communes différentes proposent ce nouveau service.

À Boulazac, une buraliste s’est portée candidate. Son établissement est situé sur une route passante et accueille les clients de 5h30 à 20 heures : « cela peut permettre aux clients de venir à 19h45 pour payer leurs impôts si le délai est à minuit » explique-t-elle Après une formation en ligne, elle a pu apposer l’autocollant « paiement de proximité » sur le plexiglas à la caisse.

•• Philippe Coy a rappelé sur France Info que pour les buralistes –  qui veulent être « le drugstore du quotidien des Français » ou « commerçant d’utilité locale » – c’est « une évolution de l’offre de service au public ou du service public » vers « des usages plus contemporains ».

Il insiste sur les horaires d’ouverture des bureaux de tabac plus larges que les administrations : « ce sera de l’aisance donnée au contribuable ». « Le buraliste reste un tiers de confiance pour bon nombre d’usagers », souligne-t-il, « et le buraliste a une rémunération qui n’impacte pas la somme recouvrée par le contribuable ».

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