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11 Fév 2018 | Observatoire
 

Ne manger que ce qui est produit près de chez soi …

C’est le credo de la tribu des « locavores » (concept né à San Francisco en 2005), dont la tribu est en croissance en France – selon Le Parisien de ce 10 février – qui annonce en « une » le mot d’ordre « En février, pas de supermarché ».

•• Le slogan, lancé par une jeune Suisse, a essaimé à toute vitesse sur les réseaux sociaux et l’on retrouve des groupes Facebook pour se donner des tuyaux à Nantes, à Dijon, en Occitanie. Sur la page Bretagne, 10 000 personnes sont prêtes à tenter l’expérience !

L’idée est notamment de rejoindre la tribu de locavores… mais seulement pendant le mois le plus court de l’année. Tout ce qui n’a pas été produit, préparé et emballé à proximité (dans un rayon de 50 kilomètres pour les puristes, élargi à 250 kilomètres en Ile-de-France) est interdit de séjour dans les assiettes.

Le mois dernier, des grands chefs réunis au sommet d’Auron, dans le Mercantour, mettaient aussi le local à l’honneur.

•• La tendance à toujours plus de proximité avec les producteurs fait son chemin. Pour « manger mieux », pour réduire son empreinte carbone, par défiance envers l’industrie agroalimentaire …

« On sent une montée en puissance dans les frigos et les placards. À chaque crise, on voit plus de gens se tourner vers des circuits courts », explique Quentin de Lachapelle, céréalier engagé et observateur des modes de consommation alimentaire.

••  Il faut dire qu’avec les réseaux de vente à la ferme ou sur Internet, manger local est de plus en plus facile.

Les Amap (Association pour le Maintien d’une Agriculture paysanne) connaissent un grand succès dans les grandes villes : « Il s’en crée une par jour, on compte environ 2 000 groupes pour 250 000 personnes qui s’y nourrissent », recense Jérôme Dehondt, porte-parole du mouvement interrégional Miramap. « On sort des paniers composés exclusivement de fruits et légumes pour de la viande mais aussi des plats préparés ou des pâtes. »

Il existe aussi une multitude de solutions moins militantes, de la vente à la ferme, aux nouveaux réseaux 2.0. Comme la mastodonte « La Ruche qui dit oui » : 800 points de vente (à certains créneaux horaires) pour 210 000 clients.

••  Même les enseignes de la grande distribution s’y mettent : chez Leclerc, c’est « Producteurs   locaux », « Petits Producteurs » chez Monoprix, ou « Ça vient d’ici » chez Casino …

Ce n’est plus l’apanage des bobos. Le phénomène monte vraiment en puissance. Et il y a des épiceries-buralistes qui entrent aussi dans ce circuit.

À suivre