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12 Mar 2015 | International, Vapotage
 

E-cig VapoteurEn 2015, le marché de la vape au détail – 8500 commerces aux Etats-Unis et 20 000 au niveau mondial – devrait correspondre à 3,5 milliards de dollars sur le marché américain (+35% par rapport à 2014) et s’établir à 10 milliards en 2018. Le chiffre 2014  est estimé à 7,3 milliards de dollars sur le plan mondial. Telles sont les estimations de Wells Fargo Securities à New York, relayées par le quotidien suisse Le Temps.
L’analyse prévoit même que « la consommation des produits avec vapeur (comme les e-cigarettes) et les autres appareils sans combustion dépassera la consommation de cigarettes dans la prochaine décade».

À terme, « les marges combinées du tabac  sans combustion et des produits avec vapeur dépasseront celles réalisées par l’industrie du tabac conventionnel, du fait d’une absence de taxation et d’un déplacement du volume de consommation des cigarettes vers les produits dits produits à risques réduits», précise Wells Fargo.

Car, en Occident, les ventes de tabac traditionnel  fléchissent, constate l’agence : – 5,3 % en France en 2014, – 5 % en Suisse, – 6 % aux Etats-Unis (avec une prévision de – 13 % en 2018)

Il y a aussi l’industrie pharmaceutique qui est touchée. En France, les ventes de traitements d’aide à l’arrêt (patches, gommes) ont marqué un recul de près de 25% en 2014 (OFDT). En 2013, une marketing manager des laboratoires de GlaxoSmithKline (GSK), avait déjà indiqué que l’e-cigarette avait contribué à une baisse de 35% des ventes globales de produits de remplacement.

« Tous les nouveaux produits avec ou sans tabac qui sont scientifiquement prouvés comme étant moins nocifs pour la santé doivent être réglementés de manière différente par rapport aux produits conventionnels », explique un porte-parole de Philip Morris dans l’article. « La baisse du tabac est effective », commente Jean-François Etter, professeur de santé publique à l’Université de Genève, « mais les milieux de la santé publique ne s’en félicitent pas. C’est une question idéologique. Ils confondent les risques du tabac avec ceux de la nicotine ».