Notre époque le veut. Pas de bon militantisme sans un certain protagonisme médiatique.
Ainsi, le professeur Bertrand Dautzenberg, pneumologue et président de l’Office français de Prévention du Tabagisme (OFT), ne cède pas à la tentation d’un portrait « très people » dans Le Monde daté du mercredi 5 mars. A une réserve près : d’après le journaliste, « une question l’agace : celle des conflits d’intérêts ». Sinon, deux confidences à la clé.
• Sur sa repentance de fumeur : en début de carrière, « non seulement je fumais, mais j’étais chargé d’acheter, en tant qu’économe, des cigares pour les internes. J’étais le carabin de service et, comme mes condisciples, je fumais allègrement ». Pendant une dizaine d’années.
• Sur l’évolution de sa position, désormais en faveur de la cigarette électronique : « j’ai changé, mais c’est aussi le produit qui a changé, il marche bien depuis 2012 ». « La cigarette électronique bouleverse complètement la donne de la guerre au tabac ».
Bertrand Dautzenberg vient d’y consacrer un livre « L’e-Cigarette pour en finir avec le tabac ? », sorti le 26 février.




