Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
9 Sep 2026 | Profession
 

Les buralistes de Drôme-Ardèche se sont mobilisés, ce 8 septembre (voir le ci-dessus), pour obtenir un blocage des prix du tabac afin de sauver leur modèle économique. Ils dénoncent un ras-le-bol et une concurrence déloyale.

Les buralistes tirent la sonnette d’alarme. « Nous réclamons le gel de la fiscalité du prix du tabac et la fin de l’indexation du prix du tabac sur l’inflation », affirme Lysel Garnier, la présidente de la confédération des buralistes dans la Drôme et administratrice de la Confédération (voir photo).

Ce 8 septembre, une cinquantaine de buralistes de Drôme-Ardèche sont allés à Givors (Rhône) rejoindre d’autres confrères de la région pour manifester : « C’était important de le faire en dehors des métropoles et des grandes villes », précise Lysel Garnier.

Ils dénoncent une concurrence déloyale avec l’augmentation du prix du tabac. « Un paquet coûtait cinq euros il y a 20 ans, c’est treize en moyenne aujourd’hui », explique la gérante d’un bureau de tabac à Valence.

« Ça développe énormément le marché parallèle et le tabac de contrebande. On se rend compte que depuis à peu près maintenant dix ans, nos ventes de tabac ont été divisées par deux », se désole Isabelle Roux, la présidente de la confédération des buralistes en Ardèche. Alors, les buralistes veulent geler les prix.

« Il y a un ras-le-bol, il y a une colère. Nous avons deux revendications. Nous, ce qu’on demande, voilà, c’est des mesures concrètes et immédiates ». Ça ne va pas régler tous les problèmes, mais ça peut constituer un coup d’arrêt sur la situation qui, à ce jour, est très dégradée. Et en fait, on ne voudrait pas que ça devienne irréversible, enchaîne Lysel Garnier. En fait, on n’est pas entendus et on laisse développer, effectivement, ce marché parallèle qui nous pèse et qui est en train, finalement, de nous tuer.

« On a tapé à leurs portes plein de fois. Ils savent qu’on est là, ils savent qu’on existe, ils savent qu’on a des problèmes. Maintenant, il faut qu’on trouve des solutions ensemble et main dans la main », rajoute la présidente de la confédération des buralistes en Ardèche. Les buralistes attendent des réponses à quelques jours des premiers débats sur le prochain budget de l’État et de la Sécurité sociale.