
Imperial Tobacco Canada applaudit les interventions des forces de l’ordre et exhorte le gouvernement à prendre des mesures urgentes contre les produits illégaux à base de tabac et de nicotine. C’est ainsi que débute une communication d’Imperial Tobacco Canada (groupe BAT) que nous reprenons (extrait).
Les saisies record enregistrées à travers le Canada mettent en évidence l’ampleur du marché illégal de la nicotine au pays ainsi que le défi croissant auquel sont confrontées les forces de l’ordre à mesure que les réseaux criminels étendent leurs activités au-delà des cigarettes.
Les autorités de l’Alberta ont récemment annoncé la plus importante saisie de tabac de contrebande de l’histoire de la province, soit près de 158 000 cartons contenant plus de 31,6 millions de cigarettes illégales évaluées à plus de 29 millions de dollars. Cela porte le nombre total à 45 millions en seulement six mois.
En Ontario, la police provinciale a tout dernièrement intercepté environ deux millions de cigarettes non marquées lors d’un seul contrôle routier.
À Yellowknife, les autorités ont saisi 598 boîtes non autorisées de sachets de nicotine dans le cadre d’une opération plus large de saisie de marchandises illégales d’une valeur supérieure à 128 000 dollars.
À l’échelle nationale, Santé Canada a également lancé des rappels massifs auprès des détaillants concernant des sachets de nicotine non autorisés.
« Ces saisies témoignent du travail remarquable accompli par les agents des forces de l’ordre qui démantèlent les réseaux criminels, protègent les communautés et permettent de récupérer des millions de dollars de recettes publiques perdues, affirme Éric Gagnon, vice-président des affaires corporatives et réglementaires chez Imperial Tobacco Canada. Mais elles révèlent également une vérité gênante : le marché canadien illégal de la nicotine se développe, s’adapte et s’étend bien au-delà des cigarettes. »
Les sachets de nicotine et les produits de vapotage non autorisés sont largement disponibles sur des sites Web illégaux, les réseaux sociaux, chez des détaillants spécialisés et par d’autres canaux non réglementés. Ces vendeurs opèrent en dehors du cadre des normes canadiennes applicables aux produits, ne paient pas de taxes, ne vérifient pas l’âge des acheteurs et ne se conforment pas aux exigences réglementaires canadiennes.
Parallèlement, la vente de sachets de nicotine autorisés demeure limitée aux comptoirs des pharmacies, tandis que des substituts non autorisés continuent de circuler au sein des canaux illégaux et non réglementés.
« Le cadre réglementaire actuel du Canada a mené à un résultat prévisible. Les sachets de nicotine non autorisés sont toujours largement disponibles auprès de circuits illégaux, tandis que les produits de substitution autorisés destinés aux fumeurs adultes sont nettement plus difficiles à obtenir. Cela n’élimine pas la demande. Au contraire, cette situation contribue à pousser les consommateurs vers le marché illicite », explique M. Gagnon.
Imperial Tobacco Canada préconise la mise en place d’une stratégie nationale de lutte contre les infractions qui considère les cigarettes, les produits de vapotage et les sachets de nicotine illégaux comme un marché unique interrelié. Cette stratégie devrait comprendre un renforcement des contrôles aux frontières, une meilleure coordination entre les autorités policières et les organismes de réglementation, des mesures décisives à l’encontre des vendeurs en ligne illégaux, ainsi que des sanctions sévères visant les personnes se livrant au trafic de produits non autorisés.
« Les Canadiens ne devraient pas pouvoir se procurer plus facilement des produits à base de nicotine illégaux que des substituts autorisés. Protéger les jeunes, accompagner les fumeurs adultes et démanteler les réseaux criminels nécessitent tous un renforcement de la lutte contre le marché illégal ainsi qu’un cadre réglementaire favorisant les produits légaux et autorisés. Les forces de l’ordre font leur travail. Les politiques publiques devraient soutenir ces efforts plutôt que de créer des occasions pour les trafiquants illégaux », conclut M. Gagnon.
(Voir aussi les 23 juin 2026, 30 avril 2026, 29 janvier 2026)




