
La Ville de Besançon, la fédération des buralistes du Doubs et Alcome, l’éco-organisme dédié à la réduction des mégots, ont distribué des milliers de cendriers de poche à l’occasion de la semaine de la propreté. Objectif : réduire la pollution des mégots, qui représente la moitié des déchets abandonnés par les Français. Nous reprenons un article de Mathys Granger, de l’Est Républicain, du 22 septembre.
La chasse aux mégots passe à la vitesse supérieure. Depuis le 19 septembre, les 41 buralistes bisontins vont distribuer gratuitement plus de 23 000 cendriers de poche aux fumeurs.
Pour Alcome, organisme détenu par les fabricants de cigarettes pour compenser le coût environnemental des mégots, comme la loi les y oblige, l’objectif est de réduire de 40 % les mégots par terre. La solution : une petite boîte de quelques centimètres dans laquelle mettre son déchet de cigarette s’il n’y a pas de poubelle à proximité. « Le mégot est discret et difficile à percevoir, mais il faut savoir qu’il contient plus de 7 000 substances toxiques », détaille le service propreté de la Ville. Poches, voiture, sac à main : l’idée est de rendre le cendrier accessible n’importe où, n’importe quand.
Mais si la distribution a lieu à Besançon, la cigarette n’a pas de frontière. En témoignent les dramatiques incendies de cet été.
« Il faut responsabiliser le fumeur, faire prendre conscience de l’impact des mégots », explique Manon Bouchet-Thuret, déléguée régionale d’Alcome. Et pour ce faire, l’organisme compte sur un allié de taille : les buralistes. « On est au plus proche des clients, donc un excellent relais pour diffuser les messages de prévention », explique Frédérique Roland, présidente de la fédération des buralistes du Doubs. Avec les cendriers de poche, un kit de sensibilisation et des éléments de langage leur ont également été remis.
Dans la rue, côté fumeur, le cendrier de poche n’est pas encore un automatisme. Fabrice, roulée à la main, salue « cette bonne initiative avec tout ce qui a cramé cet été. Je n’en ai pas, mais ça me serait bien utile. » Même son de cloche chez Arnaud : « J’en ai jamais utilisé, mais c’est une habitude que je pourrais prendre ». Les désireux pourront en récupérer gratuitement dans leur bureau de tabac bisontin habituel. Pour rappel, 30 % des fumeurs avouent avoir abandonné un mégot au cours de l’année, d’après les chiffres d’Alcome.
(Voir 21 et 19 septembre)




