
3 jours après la découverte d’une nouvelle usine clandestine de fabrication de cigarettes de contrefaçon en Belgique – la 11e depuis le début de l’année (voir le 8 août 2026) – le Journal du Dimanche (du 9 août) a publié un article confondant (« Comment la Belgique arrose la France en fausses cigarettes ») sur le sujet, signé Geoffroy Antoine.
Ce que nous y avons appris :
Depuis 2019, 62 usines clandestines de fabrication de cigarettes ont été démantelées en Belgique : « un record en Europe de l’Ouest. Ce qui n’était qu’un pays de transit est devenu l’atelier de la contrefaçon qui alimente la France, premier marché européen des fausses cigarettes. » (Voir 9 juin 2026 / KPMG).

Le mouvement porte un nom, le « offshoring » (délocalisation). Les réseaux venus de Pologne, de Slovaquie, d’Ukraine et de Moldavie ont rapproché leurs lignes de production des marchés les plus taxés, donc les plus rentables. « Il y a énormément d’usines désaffectées chez nous, en zones rurales. Les trafiquants se les approprient pour y installer leurs machines », explique un policier bruxellois.
Les fabricants reproduisent les paquets neutres français, avertissements sanitaires et codes de traçabilité compris.
Les méthodes de convoyage sont de plus en plus discrètes. Fini les camions de 30 tonnes : la marchandise part fragmentée dans des utilitaires chargés de 3 000 cartouches qui se fondent dans le flux et limitent les pertes en cas de contrôle.
Côté belge, une ligne de production coûte jusqu’à un million d’euros et s’amortit en deux semaines.




