
À partir du 1er janvier 2027, il ne sera plus permis de fumer ni de vapoter sur les terrasses de cafés et de restaurants, ni dans un rayon de 10 mètres autour, en Belgique (voir le 15 septembre 2025).
Comment les clients et les cafetiers de Namur vivent-ils ce dernier été, ce dernier été où cigarette et vapoteuse sont encore admises en terrasse ? Les avis sont partagés. Nous reprenons un reportage de Max Boesnach sur RTBF / actus.
Annoncée en septembre 2025 par le ministre fédéral de la Santé Frank Vandenbroucke, la mesure s’inscrit dans l’objectif d’une génération sans tabac à l’horizon 2040. En Belgique, le tabac tue près de 2 personnes chaque heure, soit environ 8 % des décès chaque année, un chiffre que le gouvernement met en avant pour justifier cette nouvelle étape. Les cafetiers devront afficher une signalétique claire et interpeller les clients qui allument une cigarette, sous peine de sanction. Le fumeur reste néanmoins toujours responsable en dernier ressort. Des exceptions temporaires resteront possibles pour certains événements, comme les kermesses ou les marchés de Noël.
Interrogées en terrasse, deux clientes s’amusent de la liste toujours plus longue de ce qu’on ne peut plus faire aujourd’hui. Mais cette mesure visant l’interdiction de fumer en terrasse ne les dérange pas, tant que personne ne fume juste à côté d’elles.
D’autres clients, à l’inverse, se plaignent régulièrement de devoir partager leur table avec la fumée d’un voisin : gêne pendant les repas ou simple malaise de voir des enfants à proximité inhaler malgré eux cette fumée. Pour ces clients-là, cette interdiction est plutôt vécue comme un soulagement.
Pour Hicham, la cigarette fait partie intégrante du plaisir de la terrasse, il n’ira donc plus boire son café à l’extérieur une fois la mesure entrée en vigueur.
Adnan, gérant d’un café namurois, juge la mesure disproportionnée. Selon lui, les citoyens sont capables de cohabiter en bonne intelligence, sans qu’il soit nécessaire d’imposer une interdiction générale de fumer.
Damien Baert, membre de l’association des commerçants namurois, estime que cette mesure représente une contrainte supplémentaire pour le secteur de l’Horeca, les cafetiers devant à nouveau jouer les gendarmes. Pour lui, « si le tabagisme est un tel fléau, la décision de l’État serait tout simplement de l’interdire ». Il avance une autre solution, qu’il aurait préféré voir adoptée plutôt qu’une interdiction pure et simple : laisser aux propriétaires de cafés le soin de décider eux-mêmes si leur établissement est fumeur ou non-fumeur.




