Le débat sur les paquets génériques n’implique pas que les professionnels du secteur tabac, les associations « anti » ou les décideurs politiques … L’institut économique Molinari – qui est un organisme de recherche appliquant une approche économique dans l’analyse des politiques publiques – vient de sortir une étude très argumentée contre l’emballage neutre (sur les marchés du tabac, de l’alcool et de l’alimentaire).
L’étude porte sur le rôle essentiel que jouent « les marques » dans notre économie de marché, « sans que pour autant leur instrumentalisation politique soit une garantie de meilleure santé ».
De façon salutaire, l’institut rappelle ce que certains « administrateurs de la vie publique et sociale » feignent d’oublier que les « marques » remplissent un rôle économique de premier ordre. Pour le client (identification, information). Mais pour les entreprises aussi (différenciation par rapport à la concurrence, développement d’une image de marque rentrant dans la valeur du produit et de l’entreprise).
De même, l’institut fait ressortir que la politique de l’emballage neutre mène inéluctablement à une baisse du prix du produit concerné (soit parce que le consommateur s’en détourne ; soit parce que la concurrence du marché parallèle est trop forte).
Conclusion, en substance, de l’enquête : la destruction des marques crée inutilement une défaillance du marché et n’est pas la solution aux problèmes de santé publique.
Cette étude est une pièce au débat. En tout cas, les arguments ne viennent pas d’un seul camp …




