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12 Fév 2013 | Profession
 

Réagissant aux conclusions de la Cour des comptes, qui jugent les aides de l’Etat à la profession injustifiées (voir notre info Lemondedutabac), Pascal Montredon, président de la Confédération des buralistes, affirme que le rapport de la Cour des comptes est erroné et regrette « le silence des Sages » sur la montée en puissance du marché parallèle.

Les chiffres avancés par la Cour des comptes correspondent à des « amalgames », relève la Confédération :
. ainsi, les aides versées par l’Etat n’ont représenté que 150 millions d’euros par an, soit 1,2 milliard sur 8 ans : les 2,6 milliards évoqués par Cour des Comptes incluent des éléments intrinsèques au statut des buralistes ;
. concernant la progression de la rémunération moyenne des buralistes (« 54% hors aides et 67% avec aides »), la Cour des comptes a confondu commission brute (avant charge et impôts) et bénéfice.

Pascal Montredon s’étonne que le rapport ait totalement omis de se pencher sur le marché parallèle (plus de 21% de la consommation) qui fait s’évaporer 3 milliards de fiscalité par an et décrédibilise la politique de santé publique.

« Ce qui est injustifié ce sont les promesses de l’Etat, qui devait nous permettre de diversifier nos activités et qui nous dit qu’il n’y a pas pour l’heure de projet de modernisation pouvant inclure le réseau des buralistes », estime Pascal Montredon, qualifiant le rapport de « scandaleux ». Il estime que « sans les aides publiques, ce ne sont pas 6.000 points de vente qui auraient disparu mais 15.000 ».

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