Marisol Touraine, épargnée dans sa circonscription (voir Lmdt du 15 mai) ; Anne Buzyn, ministre de la Santé (voir Lmdt des 17 et 18 mai) … Et si le nouveau Gouvernement n’était qu’une machine à recycler l’équipe du paquet neutre ? C’est-à-dire celles et ceux qui ont, lors de l’été 2014, manœuvré dans l’entourage de François Hollande pour convaincre ce dernier – lequel, à tout le moins, était hésitant – de passer au paquet neutre (voir Lmdt du 8 mai).
Nous exagérons ? Pas vraiment, si nous considérons qu’après avoir confirmé à Édouard Philippe qu’il serait premier ministre, ce dimanche 8 mai, Emmanuel Macron a essayé de lui imposer le nom de son directeur de cabinet : Nicolas Revel, directeur général de la Caisse nationale d’Assurance Maladie où il avait été nommé par Marisol Touraine (à gauche sur la photo).
Ce chaud partisan du paquet neutre était auparavant à l’Élysée, notamment en remplacement d’Emmanuel Macron, quand celui-ci en est parti, fin juin 2014. Et il a pu « accompagner » alors la décision présidentielle.
Ce qui lui a valu une « explication de gravure » plutôt tendue, un peu plus tard, avec Pascal Montredon et Jean-Luc Renaud. Ce jour-là, les murs de l’Élysée ont entendu un avant-goût de la colère des buralistes (voir Lmdt du 20 octobre 2014).
En définitive, Édouard Philippe a pu choisir par lui-même son directeur de cabinet : Benoit Ribadeau-Dumas. Un ancien conseiller technique de Jean-Pierre Raffarin. Mais avec une solide expérience dans la vraie vie de l’industrie.




