
Un arrêté paru ce 18 octobre porte à 990 943 euros la contribution de l’industrie du tabac aux campagnes publiques de prévention des incendies, en hausse de 5,8 % sur un an. Nous reprenons une information de La Tribune (extrait).
La facture grimpe encore pour l’industrie du tabac. L’État réclamera cette année 990 943 euros à la filière afin de contribuer au financement de ses campagnes de sensibilisation aux feux de forêt provoqués notamment par des mégots mal éteints. Fixé par un arrêté du 14 octobre publié ce dimanche 18 octobre au Journal officiel, ce montant progresse de 54 631 euros, soit 5,8 %, par rapport à 2025. En 2024, pour la première année de mise en œuvre, la redevance atteignait 472 064 euros.
Ce prélèvement n’est ni une nouvelle taxe sur les paquets de cigarettes ni une sanction infligée aux fabricants. Il découle de la loi de juillet 2023 renforçant la prévention des incendies de forêt. Son principe : faire participer financièrement les producteurs de tabac aux dépenses de communication de l’État sur les départs de feu liés à leurs produits.
Le versement est effectué par Alcome, seul éco-organisme agréé pour la gestion des déchets issus des produits du tabac (voir les 16 octobre et 30 septembre 2026). Cette structure, financée par les contributions des fabricants et importateurs, prend en charge une partie de leurs obligations environnementales, selon le principe de responsabilité élargie du producteur.
Le nouveau tarif correspond à 1,7 % des contributions encaissées par Alcome en 2025, soit le même taux que l’année précédente, appliqué aux recettes de 2024. La progression de la facture tient donc à celle des contributions collectées, et non à un relèvement du pourcentage. En 2024, le taux choisi était de 3 %. La réglementation plafonne cette redevance à 3 % des charges de prévention et de gestion des déchets concernés supportées l’année précédente.
L’argent est affecté au budget du ministère chargé de l’Environnement pour couvrir une partie de ses campagnes de prévention. Il n’est pas destiné à financer directement les moyens de lutte contre les flammes. Et cette participation s’ajoute à une autre obligation : Alcome doit lui-même consacrer au moins 3 % de ses contributions à des actions de sensibilisation aux incendies. Les deux dispositifs sont distincts.
L’enjeu est de taille. Selon le Gouvernement, neuf feux de forêt ou de végétation sur dix sont d’origine humaine, et la moitié découle d’imprudences ou de comportements dangereux. La campagne nationale de prévention renouvelée en juin 2026 rappelle notamment de ne jamais jeter de mégots en pleine nature.




