Quand les trafics de tabac se mêlent à la pire exploitation humaine.
Sept personnes ont été mises en examen dans le cadre d’un trafic illégal de cigarettes entre la principauté d’Andorre et la France, exploitant des migrants pour passer la frontière, a appris l’AFP auprès du parquet de Perpignan et de la gendarmerie.
Le procureur de Perpignan, Jérôme Bourrier, a évoqué lors d’un point de presse un « trafic de cigarettes de grande ampleur », qui représente « un enjeu local important », générant des « profits conséquents ».
Parmi les sept personnes mises en examen, quatre ont été placées en détention provisoire, a précisé Jérôme Bourrier, ajoutant que six personnes avaient également été interpellées côté andorran.
Selon les éléments recueillis au cours d’une enquête démarrée à l’été 2024, chaque semaine, un à deux convois traversaient la frontière avec de 500 à 1 000 cartouches, transportées à pied « par la montagne » et « à dos d’homme », selon le major de gendarmerie Jérôme Portes, par des personnes migrantes exploitées par ce réseau piloté depuis Perpignan.
Le réseau s’approvisionnait directement auprès d’une société de distribution de cigarettes andorrane, pour un préjudice estimé à plusieurs millions d’euros.
À leur arrivée en France, les cartouches étaient ensuite chargées dans des voitures qui fournissaient « les épiceries de nuit dans tout le grand sud de la France », de Marseille à Toulouse, selon le major Jérôme Portes.
Avec ce démantèlement, Jérôme Bourrier a salué une « première » liée à une coopération inédite entre la France et la principauté andorrane.




