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6 Mai 2026 | Trafic
 

12 personnes soupçonnées d’appartenir à un vaste réseau qui écoulait des cigarettes de contrefaçon dans le Gard via Snapchat comparaissent, depuis ce 5 mai, devant le tribunal judiciaire d’Alès. Elles encourent jusqu’à 10 ans de prison. Nous reprenons l’information de France 3 Occitanie.

12 personnes, dont dix hommes et deux femmes âgées de 23 à 52 ans, sont jugées pour avoir commercialisé du tabac de contrebande et de contrefaçon dans le Gard et le Nord de la France via les réseaux sociaux.
Plus d’une tonne de tabac, dont 5 500 cartouches contrefaites (soit une valeur des produits authentiques de près de 660 000 euros) et 47 000 euros en espèces avaient été saisis lors des perquisitions.

Ce réseau s’articulait autour d’un approvisionnement de gros en cigarettes de contrefaçon, en provenance de la région lyonnaise, lilloise et belge.
Les cartouches de cigarettes étaient revendues à Alès et Nîmes dans le Gard et dans l’Hérault et le Vaucluse.
Un réseau très structuré calqué sur le trafic de stupéfiants : donneurs d’ordre, logisticiens, convoyeurs, revendeurs ou grossistes. Les cigarettes de contrebande étaient acheminées par le biais de convoyages organisés avec des véhicules ouvreurs/porteurs.

Au moins 22 voyages d’approvisionnement pour un total de 33 000 cartouches ont été effectués, soit un préjudice pour l’État de près de 3,5 millions d’euros au minimum. La marchandise était ensuite stockée dans des boxes servant de nourrices avant d’être vendue en semi-gros dans toute la région via plusieurs comptes Snapchat.

« On assiste à une recrudescence de ce type de trafic illicite. C’est important pour les sociétés de fabricants de cigarettes de faire entendre leur voix et de faire savoir aussi qu’elles subissent un vrai préjudice et un manque à gagner tant économique que réputationnel. C’est important d’être présents dans ce type d’affaires qui se multiplient dans toute la France », ajoute Stella Alessandrini, avocat du fabricant de cigarettes, interrogée par France 3.

Le jugement sera rendu jeudi 7 mai. Les prévenus encourent jusqu’à 10 ans d’emprisonnement et de fortes peines d’amende.