Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
28 Mar 2013 | Observatoire
 

Il est permanent le débat sur la dépénalisation du cannabis et il peut rebondir à tout moment … Dernière contribution : le lancement officiel (médiatisé via une dépêche AFP) des Cannabis Social Club (CSC) destinés à « promouvoir la dépénalisation ainsi que l’auto-production et mettre ainsi un terme aux trafics et à la mise en circulation de produits frelatés ». Le responsable de la Fédération, Dominique Broc (notre photo), n’hésitant pas à annoncer que ces déclarations en préfecture ne sont qu’une première étape et marquent « le début de la reconnaissance » pour « le peuple de l’herbe ».

Bien qu’ils restent illégaux en France, ces groupements viennent donc de déposer leur statut sous forme d’association à but non lucratif, en préfecture, lundi dernier. Histoire de faire reconnaître une activité militante effective depuis 2009. D’après l’initiateur de la « Fédération des Cannabis Social Club », 15 à 20 clubs ont déjà vu officiellement le jour, notamment en Loire-Atlantique, Vendée, Creuse, Charente-Maritime, Indre-et-Loire et Haute-Vienne … A l’inverse de la Belgique ou de l’Espagne, où de telles structures (légales) peuvent compter jusqu’à 4 000 membres, elles préfèrent se réduire à une vingtaine « d’amis de confiance ».

Une démarche « responsable », assurent les promoteurs qui ont déjà, pour la plupart, eu maille à partir avec la justice. A titre de prévention, ils multiplient les déclarations : « les CSC permettaient d’avoir une idée claire de la consommation française, de court-circuiter les réseaux mafieux et de favoriser des échanges locaux, le tout sans enjeu économique » ; « pourquoi autoriser l’alcool et le tabac avec tous les cancers qu’ils provoquent ? » ; « en dépit de la politique de prohibition, trafiquants et produits frelatés courent toujours » ; « une consommation éclairée et encadrée sera toujours moins dangereuse ».

Aucun ne semble craindre la dissolution des CSC, déjà brandie par le ministère de l’Intérieur. « S’il y a des dissolutions au fur et à mesure (…), on va faire ça dans la durée et occuper les tribunaux pendant un long moment », prévient Dominique Broc.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.