Dans la soirée de ce lundi 9 février, le ministre de la Santé du gouvernement norvégien, Bent Høie, a tenu une conférence de presse conjointe avec la secrétaire générale de la Norwegian Cancer Society, Anne Lise Ryel, pour annoncer une toute prochaine consultation en vue de l’adoption du paquet neutre (générique).
La mesure concernerait tous les conditionnements des produits du tabac mais aussi du snus (smokeless tobacco).
Ainsi, de l’Australie à la France, en passant par l’Irlande, la Grande-Bretagne, la Nouvelle-Zélande, la Norvège (on parle aussi de la Finlande), la vague du paquet neutre (générique) prend de l’amplitude : telle est la grande tendance du moment pour combattre le tabagisme. Une solution simpliste mais spectaculaire, prête à l’emploi pour des politiques en manque d’idées. Alors que tous ces pays présentent des structures de marché du tabac très différentes, des politiques de prévention dissemblables, avec des taux de prévalence tabagique qui ne sont pas comparables.
Cela dit, à l’exception de l’Australie, rien n’est encore appliqué. Un peu partout, les processus d’adoption de la mesure s’annoncent plus compliqués qu’annoncés.
Et nous n’en sommes pas encore à l’heure des résultats et des premiers bilans. Sauf en Australie, où le paquet neutre (générique) est loin de faire ses preuves (voir Lmdt des 7, 8 et 9 février).




