
Ce sont en définitive plus de 4 000 mètres carrés de l’ancienne manufacture des tabacs qui ont été détruits lors de l’incendie du 21 juillet à Tonneins, dans le Lot-et-Garonne (voir le 22 juillet).
Malgré les efforts de 80 pompiers (ils ont engagé pas moins de 9 lances dans l’opération).
Et c’est avec une « profonde tristesse » et « un gros pincement au cœur » que les Tonneinquais ont assisté à l’événement. Certains (leurs aïeux, plutôt) ayant travaillé dans cette mythique usine de fabrication des « Gauloises brunes ».
Située au cœur d’une grande région de culture du tabac, Tonneins accueille une première manufacture en 1730, suivie par d’autres. Tout cela étant regroupé avec le rétablissement du monopole de fabrication du tabac par Napoléon en 1811.
L’usine qui a brûlé, elle, avait été édifiée en 1915, près de la gare. Pour devenir la grande usine de référence des cigarettes brunes qui ont dominé le marché français jusqu’aux années 60/70. Il est arrivé qu’un millier de personnes y travaillent. D’importants travaux y ont encore eu lieu à la fin des années 50.
Mais l’effacement du marché des « brunes » était annoncé.
Seita-Altadis, à l’époque, y a cessé son activité en 2000.




