Photo à la « winner » en pleine page et titre provocateur : « Ils font trembler l’industrie du tabac ». Le mensuel Management (groupe Prisma) consacre un grand article à la saga des deux créateurs de Clopinette qui se posent en leader du marché de la cigarette électronique …
L’un « vapote » sous la lueur d’un projecteur (Eric de Goussencourt). Son associée (Karin Warin) décline : elle n’a jamais fumé de sa vie. Il n’empêche, les fondateurs de Clopinette ont eu le nez creux par rapport à un business « promis à un bel avenir … face aux hausses successives du prix des paquets de cigarettes ».
Si l’article enchaîne sur les statistiques « récurrentes » – mais pas forcément à jour (voir Lemondedutabac du 19 août) – des 500 000 vapoteurs en France, sur « l’eldorado » du 1% de l’équivalent du marché du tabac aux Etats-Unis (et en France) et ses perspectives de multiplication par dix d’ici 2017…, on a envie d’en apprendre plus sur leur « success story ».
« Tout a commencé en 2009, presque par hasard. Karine et Eric font connaissance lors d’une réunion d’information à la chambre de commerce et d’industrie de Caen. A l’époque, Karin est à la tête de Pense à elles, un site de cadeaux s’adressant aux hommes qui ne savent pas quoi offrir à leur femme. Lui dirige un site sur le même créneau, Garoloo ». Ils décident de réunir leurs compétences pour explorer de nouveaux marchés. Le démarrage de Clopinette naîtra « en passant devant un petit magasin de cigarette électronique à Caen, en 2010 ».
Les deux associés créent illico un premier site de vente en ligne « qui fera un carton », puis Clopinette.fr en janvier 2011. Comprenant le besoin en conseil des clients, ils ouvrent, en avril de la même année, une boutique à Caen, toujours. « Ils comprennent alors que le marché va exploser et qu’ils doivent se développer rapidement s’ils veulent devenir numéro 1 ».
Faute de capitaux et ne voulant pas faire entrer d’investisseurs « pour être sûrs de garder les commandes », ils optent pour la franchise. Fin 2013, la société Clop & Co devrait compter sur une centaine de boutiques (« 20 demandes de franchises par semaine » selon eux). Cependant, l’article n’évoque pas le projet d’un investisseur désireux de créer une trentaine de boutiques (à partir de certains points de vente de l’ex-réseau The Phone House – voir Lemondedutabac du 3 août).
Sur la fin du reportage, on reste un peu sur sa faim. Les deux leaders – après avoir expliqué que les buralistes ne supportent pas leur concurrence et « font tout pour leur mettre des bâtons dans les roues » – se montrent moins diserts et assurés sur « un ennemi plus dangereux que les cigarettiers ou les buralistes » : la réglementation, notamment européenne.




