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18 Jan 2015 | Profession
 

Alain Fernandez Il y a des activités humaines où l’on ne parle jamais d’anciens. Mais de maestros. Ainsi, alors que la collaboration entre BAT et Alain Fernandez vient d’arriver à son terme, un maestro nous tire sa révérence. Après 37 ans d’engagement, de développements, de succès et de passion consacrés au marché du tabac.

A la sortie de son école de commerce, il commence par une incursion dans le secteur alimentaire puis prend la direction d’une filiale d’Havas spécialisée dans la promotion : le temps d’assurer le lancement de la cigarette Gallia, pour le compte de la Seita de l’époque.

En 1978, il est recruté par Philip Morris France. Bonne pioche. Directeur commercial, il fait passer son réseau sur le terrain de 12 à 150 commerciaux. Il arpente la France pour convaincre des milliers de débitants de l’avenir d’un produit vers lequel se tourne de plus en plus de consommateurs : la cigarette blonde, « Marlboro de préférence, car cette marque va faire un malheur ».

Il sera président de Philip Morris France de 1982 à 1996. Le temps de faire passer la Marlboro de 2 à … 25 % du marché, de devenir leader parmi les fabricants de tabac, de mettre 350 commerciaux sur le terrain. Il reste toujours aussi présent auprès des buralistes. Ils lui rendent bien. Il est nommé vice-président de Philip Morris Europe, chargé des affaires communautaires à Bruxelles, en 1996 : après le marché, les relations institutionnelles. Activité à laquelle il s’était déjà familiarisé en France.

En 1998, il rejoint British American Tobacco pour prendre la direction de 17 pays de l’Europe de l’Est. Et en 2000, il en devient directeur pour l’Europe du Sud et de l’Ouest avant de présider les destinées de BAT France où – plus que jamais « mémoire du marché » – il termine sa carrière opérationnelle en 2004. Il restera ensuite administrateur de BAT en Italie, en Espagne et en France, tout en entamant une nouvelle carrière de « coach » auprès de nombreux cadres dirigeants du groupe. L’année dernière, il collectait minutieusement chez les buralistes des informations sur le développement de la cigarette électronique …

Passionné par la transmission d’expériences et le développement d’un certain nombre de valeurs universelles chez les jeunes managers, il a aussi professé, ces dix derniers années, à l’université de Shanghai et l’Euromed Business School de Marseille.

Nul doute qu’il continue à observer avec acuité, de sa retraite, les évolutions du marché du tabac de par le monde. Avec ce bon sens, cette mémoire et cette jovialité dont il sait toujours jouer. Maestro.

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