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8 Sep 2026 | Profession
 

C’est la première fois depuis près de 10 ans que les buralistes font le choix de la manifestation pour porter leurs revendications. Un mouvement de mobilisation qui a commencé ce lundi 7 septembre et va se poursuivre toute la semaine. Les détaillants de tabac alertent sur la « sauvegarde de leurs emplois », et appellent le Gouvernement à prendre plusieurs mesures (voir 7 septembre). Nous reprenons un sujet de TF1.

La mobilisation est déclenchée autour de deux revendications principales. D’abord, un gel de la fiscalité sur le tabac, sous forme d’un « moratoire ferme et définitif courant sur plusieurs années », plaide Serdar Kaya, président de la Confédération des buralistes dans un entretien au Monde du Tabac. Les professionnels veulent aussi la « fin de l’indexation des prix du tabac sur l’inflation », qu’ils considèrent comme une « trajectoire fiscale déguisée » (voir le 6 septembre).

Les derniers chiffres des ventes au détail pointent une chute comprise entre 4,6 et 5,2 % pour les cigarettes, le tabac à rouler et les cigares-cigarillos, entre juillet 2025 et juillet 2026, une accélération d’une baisse déjà sensible les années précédentes.

Le Monde du Tabac pointe qu’il s’agit des chiffres de la vente « officielle » de tabac, les filières clandestines étant inversement en plein boom. « La fiscalité sur le tabac nous amène à voir les consommateurs acheter leur tabac ailleurs que dans le réseau légal », estime ainsi Bernard Gasq, buraliste au Perreux-sur-Marne (Val-de-Marne).

La démarche des buralistes est soutenue par la candidate du Rassemblement national, Marine Le Pen, qui leur a adressé un courrier ce dimanche, dans lequel elle défend leur revendication du « gel des taxes sur le tabac », et affirme vouloir « protéger » une activité « vitale pour la vie sociale » des communes.