
Dans la Tribune Dimanche du 26 août, le président des Entrepreneurs (ex-CPME), Amir Reza-Tofighi, prend la parole dans un contexte particulier.
Rappelons que la Confédération des buralistes est membre des Entrepreneurs.
Et qu’Amir Reza-Tofighi s’est exprimé devant les délégués des buralistes lors du dernier congrès de la Confédération en octobre dernier.
Philippe Coy (président de la Mudetaf, président de la Confédération de 2017 à 2025) est vice-président des Entrepreneurs, en charge du Commerce.
Extrait de l’entretien.
La Tribune : ce sera votre deuxième rentrée à la tête de l’organisation. Elle sera particulière d’un point de vue personnel pour vous…
Amir Reza-Tofighi : Cela fait plusieurs mois que j’ai un cancer et il est vrai que c’est un sujet très personnel.
Mais quand on dirige une organisation comme les Entrepreneurs, il me semblait important d’en parler moi-même, avec transparence, plutôt que de laisser des changements physiques ou des absences ponctuelles susciter des interrogations ou des rumeurs. Les traitements que j’ai commencés cette semaine auront des effets visibles et pourront m’amener, dans les prochaines semaines, à adapter mon agenda.
La Tribune : quelles vont être les conséquences sur votre implication à la tête des Entrepreneurs ?
Amir Reza-Tofighi : D’abord, cette situation qui me touche montre une réalité : quand on est entrepreneur et qu’on a une maladie, l’entreprise ne s’arrête pas. La vie continue. C’est vraiment propre à chaque situation.
Moi, ce qui me donne la force de combattre la maladie, c’est de continuer mon engagement tant que je peux. Le message que je veux faire passer, c’est qu’être malade, ce n’est pas être faible. Être vulnérable, ce n’est pas ne pas pouvoir décider. Les Entrepreneurs, c’est un collectif. Toutes les dispositions ont été prises pour assurer une continuité totale dans les prochaines semaines.




