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9 Juin 2018 | Observatoire
 

Ces dernières semaines, c’est comme si une vague montait (voir Lmdt des 3 et 2 juin, 26 et 23 mai).

À quelques jours d’intervalle, des coffee-shop de divers produits présentés comme étant « au CBD » (dont le taux de THC ne dépasse pas 0,2 %) ouvrent dans la capitale et alentour : E-Klop à Puteaux ; Cofyshop dans le 11ème arrondissement de Paris, par exemple. Les médias se sont déjà emparés du sujet. Extraits. 

•• L’homme derrière la vitrine de Cofyshop est bien connu des polémiques parisiennes. Joaquim Lousquy avait monté, il y a quelques mois, Xdolls, le premier établissement français de location de poupées sexuelles.

« Comme pour Xdolls, je suis tombé sur un article de presse parlant, cette fois-ci, du CBD et une fois de plus j’ai trouvé le produit intéressant et je me suis lancé car il m’est apparu évident d’ouvrir ça à Paris », explique-t-il dans 20 minutes. « Ce n’est ni un médicament, ni un relaxant. On n’est pas médecins. Je déconseille à tout le monde de fumer. Nous, on vend ça comme un produit de bien commun, comme on vendrait une table ou une chaise » détaille-t-il (sic).

Sur les bocaux d’herbe provenant de Suisse, une étiquette indique même « ne pas fumer ». « Après, chacun fait ce qu’il veut », sourit-il.

•• Même avertissement de Stéphane Bélaiche, 46 ans, fondateur et gérant de E-Klop : « je ne vends pas de produits au CBD pour qu’ils soient fumés en pétard, mais pour les gens qui veulent retrouver le goût autrement ». Lui a ouvert sa boutique il y a cinq ans, mais s’est lancé dans le CBD récemment. « Je vendais déjà dans ma boutique du CBD liquide mais je me suis lancé naturellement il y a quelques jours dans ce fameux cannabis light », ajoute-t-il.

« Ça va cartonner », poursuit Stéphane Bélaiche qui vend à destination d’un public de « cadres et professions libérales ».

•• Joaquim Lousquy qui met l’accent sur quatre herbes différentes a déjà, lui, prévu d’ouvrir de nouvelles boutiques dans le 15ème et 17ème à Paris dans l’Essonne et le Val-de-Marne.

Et sans inquiétudes : « la police peut venir saisir le stock car il n’y a aucun moyen de distinguer la vraie weed de la fausse. Mais ils la rendront après analyses. C’est le jeu ».