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8 Avr 2026 | Associations
 

La Confédération des buralistes vient de lancer une grande consultation nationale en vue de préparer l’avenir d’une profession en pleine transformation (voir 16 février 2026) et devant faire face à une mise à mal de son monopole d’État de vente de tabac du fait de l’augmentation exponentielle de la contrebande. Le point avec Serdar Kaya, président de cette confédération présent à l’occasion de l’AG de ses troupes meurthe-et-mosellanes fin mars à Pont-à-Mousson (voir 25 mars 2026).
C’est ainsi que débute un article de Emmanuel Vannier dans La Gazette France que nous reprenons. Il interroge Serdar Kaya, Président de la Confédération des buralistes.

Votre confédération vient de lancer, en début d’année, une grande consultation nationale auprès de ses adhérents, quel est son objectif ?

Serdar Kaya : Elle vise à définir collectivement les orientations stratégiques que notre réseau doit mettre en œuvre dans les années à venir.
Notre protocole d’accord avec l’État arrive à son terme en 2027, il nous faut préparer et anticiper le prochain et avoir assez de données pour consolider notre capacité de négociation auprès des pouvoirs publics et de nos partenaires institutionnels.
Il nous faut continuer, avec la confiance de l’État, à porter des actions pour défendre le monopole qui nous a été confié et trouver des solutions pertinentes pour accompagner l’évolution de notre métier.
Tout cela ne peut se faire qu’avec une vision partagée avec l’ensemble des 22 800 buralistes de l’Hexagone. Lire la suite »

7 Avr 2026 | Associations
 

Parmi les 29 administrateurs actuels de la Confédération des buralistes, ils sont peut-être 7 à avoir connu, comme simples buralistes, l’époque de Michel Arnaud – ancien président national de 1999 à 2003 – décédé ce 5 avril (voir le 5 avril). Le temps et les générations passent.

Il n’en reste pas moins que Michel Arnaud avait lancé résolument une nouvelle dynamique dans la vieille Confédération des débitants de tabac.
Une voie moderne et audacieuse suivie par ses successeurs.

Avant Michel Arnaud, la Confédération était déjà une puissante organisation de commerçants…mais aussi une belle endormie.
Le « Projet 2000, les buralistes se mobilisent » a réveillé le réseau qui a alors pris conscience de la force qu’il pouvait représenter et de sa capacité collective à imaginer l’avenir. 11 000 débitants réunis ensemble, le 14 octobre 2000, dans un grand hall du Bourget. Du jamais vu parmi les autres organisations de commerçants.

Avant, la Confédération ne communiquait pas ou peu auprès du grand public.
Son premier coup d’éclat médiatique aura été de participer au dispositif spécial de diffusion des « sachets euros » – dès décembre 2000 – pour que les Français s’initient pratiquement à la nouvelle monnaie remplaçant le franc. En faisant la pige aux banques et à la Poste.
Laurent Fabius – ministre de l’Economie et du Budget de l’époque – a alors multiplié les visites de buralistes avec toute la presse (voir photo). Il avait d’ailleurs inauguré Losangexpo, 1 mois auparavant.

Avant, la Confédération n’intervenait pas dans les relations entre les débitants et leur partenaires.
C’est Michel Arnaud qui a lancé les premières négociations – cadrant officiellement les conditions de livraison du tabac – avec Altadis Distribution (ancêtre de Logista). La négociation n’aura pas été facile. Les buralistes suivant les discussions de près. Mais tout a été signé lors du congrès de 2002.

5 Avr 2026 | Associations, Récents
 

Michel Arnaud – président de la Confédération de 1999 à 2003 – est brusquement décédé, ce 5 avril, à l’âge de 75 ans.

Représentant des débitants de tabac des Hautes-Alpes, il est élu administrateur de la Confédération, au début des années 1990, sous la présidence de Rémy Tritschler dont il deviendra le secrétaire général.
Entre 1994 et 1999, il sera aussi président de la Mudetaf.

Élu président national en octobre 1999, il entreprend, tout de suite, un grand Tour de France du réseau qu’il lance dans une démarche de renouveau : « Projet 2000, les buralistes se mobilisent ».
Avec un enchaînement de réunions régionales, très suivies, débouchant sur un immense rassemblement, le 14 octobre 2000, au Bourget : pas moins de 11 000 collègues réunis (12 avions, 5 trains spéciaux, 200 cars, pas un incident). Mais on comptait 33 000 débitants à l’époque…
Il est vrai aussi que le premier ministre de l’époque, Laurent Fabius, avait facilité les choses en supprimant – brusquement fin août de la même année – la vignette automobile, source de revenus complémentaire pour les débitants très appréciée à l’époque.

Dès lors, une première étape dans la modernisation du métier de buraliste est engagée.
Avec le déploiement d’une image plus enracinée de service au public dans tous les territoires.
C’est ainsi que le réseau des buralistes obtient, à l’arraché, le statut de distributeurs des premiers sachets euros – de sorte que les consommateurs se familiarisent avec les nouvelles pièces pour le 1er janvier 2001 – aux côtés des banques et de la Poste.
Avec un bon retour économique pour les collègues. Et une énorme opération d’image positive à la clé (voir 20 décembre 2021).

Michel Arnaud aura donc initié – de façon décisive – le renouveau d’une organisation professionnelle et du réseau qu’elle représente. Cela aura été utile, depuis, à ses successeurs.
Notamment quand il aura fallu mobiliser et négocier un premier « Contrat d’avenir » d’aides et de compensations suite aux fortes hausses de fiscalité tabac qui ont surgi dans le Plan Cancer de Jacques Chirac dès l’automne 2003.

Il démissionnera de ses fonctions lors de son deuxième mandat, pour des raisons personnelles.
La présidence de la Confédération étant reprise – suite à une élection lors d’un congrès extraordinaire en mars 2003 – par son secrétaire général, René Le Pape.

5 Avr 2026 | Profession
 

Ils sont parfois le seul commerce dans un village, mais leur modèle est fragile. La flambée des prix du carburant, encore plus marquée dans ces commerces indépendants, et la baisse de fréquentation qui s’ensuit, pourraient leur être fatales. C’est ainsi que débute un article de Ouest-France (du 2 avril) que nous reprenons.

« On est en fin de mois, alors il y a moins de monde », explique Amandine, salariée du Petit café, bar-tabac et station-service à Saint-Vincent-des-Landes (44), entre Rennes et Nantes.
Le commerce atypique débite boisson, tabac, jeux et quelques litres de gasoil à 2,35 euros et d’essence à 2,15 euros. « On est toujours un peu plus cher que les grosses stations » situées à une quinzaine de kilomètres, reconnaît Anthony Evin, gérant de la boutique multiservice.

La flambée des prix combinée aux fins de mois difficiles explique la venue au compte-goutte des clients à la pompe. « Notre clientèle est locale, ce sont des habitués qui viennent plutôt en dépannage ».
« J’étais sur la réserve alors je mets 10 euros d’essence », confirme Zoé, habitante de la commune. « Avec la hausse des prix, je me déplace moins, je vais une seule fois faire de plus grosses courses par exemple », détaille la mère d’un enfant de 3 ans.
Puis Yanis demande pour 30 euros du précieux liquide qu’il compte bien économiser. « Je fais du foot mais j’ai arrêté les entraînements car ils sont à 25 minutes de chez moi. J’ai aussi adapté ma conduite : je roule plus doucement, à 85 km/h, c’est plus économique », indique le routier de profession.
« Mais je suis en colère » lâche-t-il.
Dans le café aussi, la colère monte, « on l’absorbe », lance, résigné, un habitué du bar PMU les yeux rivés sur les courses hippiques diffusées à l’écran.
« Je comprends les routiers », répond un autre fidèle du comptoir. Lire la suite »

4 Avr 2026 | Profession
 

« Pourquoi faire réseau ?
Notre réseau n’est pas seulement le premier de France.
Il est aujourd’hui un acteur d’avenir, pleinement inscrit dans les évolutions du commerce de proximité. »
C’est ainsi que débute un message de Serdar Kaya (président de la Confédération des buralistes), posté sur Linkedin ce 27 mars.
Nous le reprenons.

« Notre maillage évolue et s’adapte aux bassins de vie.
Nos buralistes s’inscrivent dans les nouvelles générations de produits et de services.

« Nous sommes riches de nos indépendants, et solides par notre institution : la Confédération. Lire la suite »

2 Avr 2026 | Institutions
 

pas de calais prefet buralistes

La fédération des buralistes des Hauts-de-France dénonce, étude à l’appui, la vente illégale de cigarettes et de puffs dans des épiceries de Lille, de Tourcoing ou de Roubaix.
Dans le Pas-de-Calais, le préfet François-Xavier Lauch dit en avoir fait une de ses priorités. Il était l’invité d’ICI Nord ce 30 mars.

Cinq épiceries ont fait l’objet d’une mesure de fermeture administrative depuis le début de l’année dans le Pas-de-Calais, explique sur ICI Nord le préfet François-Xavier Lauch (voir 24 février 2026).

« Ce trafic dans les épiceries, j’en ai fait une de mes priorités », assure François-Xavier Lauch.

Il poursuit : « On estime au niveau national que 40 % du tabac qui est vendu est un tabac dit de contrebande et cette vente est à la main de réels trafiquants en réalité. »

1 Avr 2026 | Trafic
 

La police de Toulouse les avait à l’œil depuis un moment : deux hommes, soupçonnés de tremper dans du trafic de stupéfiants et du blanchiment d’argent, ont été interpellés à Toulouse alors qu’ils mijotaient… un projet d’enlèvement. La police a mis le grappin sur eux le 11 mars 2026, juste avant qu’ils ne passent à l’acte. Nous reprenons le récit de actu.fr du 29 mars (de Jade David).

Les forces de l’ordre ont passé sept mois à surveiller le duo.

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1 Avr 2026 | Profession
 

Charente-Maritime : 6 ans d’emprisonnement

« Je regrette vraiment ce que j’ai fait. Peu importe la peine que j’aurai. J’aurai de longues années derrière les barreaux pour réfléchir. Il n’y a pas un jour où je ne regrette pas ce que j’ai fait. Il y avait 50 000 autres solutions pour régler les problèmes de ma mère… »
Le prévenu, 23 ans, était jugé pour le vol à main armée d’un bureau de tabac à Taillebourg, le 24 novembre 2023 (voir le 30 mars 2026).
Un braquage express d’une minute et huit secondes pour un maigre butin de 200 euros et quelques cigarettes.
Il avait agi masqué et armé… d’un fusil de chasse trois canons. Le buraliste et le client présent, qui ignoraient que l’arme était déchargée, avaient été extrêmement choqués.
Verdict : 6 ans d’emprisonnement. La peine s’alourdit de 33 mois avec la révocation de tous les sursis du condamné. Ce qui fait un total de presque neuf ans.
Le complice chauffeur s’en sort avec une peine de trois ans entièrement assortie du sursis.

31 Mar 2026 | Profession
 

Haute-Saône : arrestation des agresseurs du buraliste blessé

Les faits se sont déroulés le dimanche 29 mars dans la fin de matinée. Deux hommes cagoulés avaient braqué le bureau de tabac de la commune de Vaivre-et-Montoille (Haute-Saône, près de Vesoul).
Après avoir volé une grosse somme d’argent, ils ont été interpellés et placés en garde à vue (voir 30 mars).

C’est au sein du bureau de tabac « le Talisman » que les deux forcenés sont allés commettre leurs méfaits. Comme confirmé par le parquet de Vesoul, « les deux individus étaient armés (une arme de poing et un fusil de chasse) et visages dissimulés. Le préjudice est estimé à ce stade entre 7 000 et 8 000 euros ».

Pendant ce vol à main armée, le propriétaire du bureau de tabac a été menacé à l’arme à feu et blessé, son incapacité de travail n’a pas encore été évaluée.
Le parquet de Vesoul a ouvert une enquête pour des faits de vol en bande organisée.