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12 Août 2016 | Profession
 

Bureau tabac drive•• Un café, un paquet de cigarettes, une glace ou un quotidien à 23 h 50 … Depuis peu, à Beauvais, une fois le rideau fermé sur l’accès habituel à 19 heures, le « Mag Presse / tabac » d’un centre commercial passe en mode « tabac-presse drive » jusqu’à minuit.
Et selon un reportage du Parisien de ce mercredi 10 août, la formule commence à séduire la clientèle. En tout cas, voici comment le quotidien en parle.

• Philippe Geneste, propriétaire de l’établissement y explique : « on peut plus se contenter de vendre des cigarettes et des cafés aujourd’hui, il faut donner plus de service ». Après avoir complètement repensé l’intérieur du magasin, il s’est lancé dans l’aventure du drive. « Il y a beaucoup de gens qui travaillent et ne sont pas disponibles aux heures d’ouverture classiques.  C’est à eux que j’ai pensés avec le drive. J’ai investi 150 000 euros. La façade est blindée et le système que j’ai choisi est le même que celui utilisé par les pharmacies de nuit ».

Comme dans tout drive, le client se présente sur le côté de la boutique, passe sa commande et repart avec le produit. Tout ce que le point de vente propose (boissons, friandises, cartes postales mais aussi tabac, jeux, timbres fiscaux, presse…) est disponible au drive. « Seuls les transferts d’argent liquide ne sont pas possibles. Bien sûr, le drive est accessible aux personnes handicapées ».

« C’est vraiment une bonne idée » se réjouit une Beauvaisienne de 23 ans, « c’est très pratique, ça évite de descendre en centre-ville » pour acheter ses cigarettes.

« Le bouche-à-oreille fonctionne bien », confirme Philippe Geneste, « cela nous encourage dans notre démarche. Pour moi, c’était le minimum que je puisse faire pour mes clients. C’est bien pour le quartier. Avec le Leader Price et le nouveau boulanger, cela participe à la redynamisation du centre commercial ».

•• L’AFP nous rapporte de son côté – le 10 août – qu’une douzaine (sur soixante) de commerçants du centre commercial Grand Var, à la Valette-du-Var près de Toulon, ont été « sensiblement » sanctionnés (par le GIE qui gère l’ensemble) pour ne pas avoir ouvert le 14 juillet. 

Ainsi, la civette « La Bodeguita del Cigar » est pénalisée d’une somme de 72 576 euros calculée à raison de 10 euros par mètre carré, toutes les cinq minutes, sur une amplitude horaire de dix heures. « Nous ne contestons le principe de l’amende », a indiqué à l’AFP Patrick Sohier, le gérant, « mais on ne pensait pas que le règlement pouvait s’appliquer sur une journée complète, on pensait qu’il était fait pour les commerces qui ferment 5 ou 10 minutes avant l’heure ».