Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
19 Juin 2013 | Profession
 

Le ministre du Budget a confirmé ce matin, sur BFM TV, « les deux chiffres à connaître » concernant l’augmentation des prix du tabac. « La date : 15 juillet pour l’application. Le chiffre : 20 centimes pour les cigarettes et 40 centimes pour le tabac à rouler » (voir Lemondedutabac du 18 juin).

Avec les explications suivantes face aux questions de Jean-Jacques Bourdin …

Sur l’augmentation de juillet :
« Nous utilisons la fiscalité sur le tabac pour des raisons de santé publique … C’est ce que nous avons fait à l’occasion de la loi de financement de la Sécurité Sociale et nous souhaitons que l’augmentation soit répercutée sur les prix parce que c’est l’augmentation des prix qui dissuade de continuer ».

Sur une augmentation à l’automne :
« Vous savez très bien que, sur ce sujet, il y a une décision prise par le gouvernement qui est d’augmenter la fiscalité. Le rôle de ministre du Budget est d’homologuer les prix décidés par les industriels. Comme nous souhaitons que les industriels répercutent les augmentations, nous discutons avec eux pour que cela soit le cas. S’il doit y avoir d’autre hausse d’ici la fin de l’année, les industriels nous le feront savoir. On parlera avec eux ».

Sur l’augmentation de la TVA en janvier 2014 :
. « Le dispositif est celui que je viens de vous indiquer. Les industriels décident. Le ministre homologue.
. « Avec la Santé, nous poursuivons un objectif commun : la santé publique. Le réseau des buralistes peut être ému de cela. J’ai un grand respect pour cette profession qui est en situation de monopole, sans laquelle nous ne pouvons pas lutter efficacement ».

19 Juin 2013 | Institutions
 

Dans L’Express publié ce matin, Marisol Touraine aurait téléphoné, le 4 juin, à son collègue Bernard Cazeneuve, « pour savoir si elle n’avait été trop loin » dans sa mise en cause, sur RMC/BFM TV, des deux hauts fonctionnaires des douanes invités par un fabricant de tabac (voir Lemondedutabac des 2, 4 et 5 juin).

Le ministre du Budget lui aurait répondu : « ne t’inquiète pas, ils seront sanctionnés ».

On attend toujours de savoir quelles mesures vont être prises à l’encontre des hauts fonctionnaires de la Direction générale de la santé régulièrement invités par les laboratoires pharmaceutiques.

19 Juin 2013 | Institutions
 

A propos du rapport Queyranne préconisant, notamment, de sabrer les aides aux buralistes, Les Echos de ce matin en rajoutent dans la désinformation sur le coût des  Contrats d’avenir et les revenus des débitants. En reprenant les mêmes chiffres que ceux diffusés, lors de la sortie du dernier rapport de la Cour des comptes (voir Lemondedutabac du 12 février).

Les Echos et le rapport confondent encore abusivement aides des Contrats d’Avenir et d’autres dispositifs liés à l’activité de débitants (voir Lemondedutabac du 18 juin) en avançant la somme de 3 milliards depuis 2004. Alors que le coût réel des Contrats d’avenir est de 1,2 milliard.

Les Echos et le rapport mettent en perspective une augmentation de la rémunération (que l’on suppose tabac) des buralistes de 67% depuis 2002 … en oubliant de préciser que le prix des cigarettes ont augmenté de 83% sur la même période. En omettant de rappeler que cette rémunération supporte toutes les charges et impôts liés à une entreprise. Charges qui ont cru et se sont multipliées dans des proportions largement équivalentes.

Les Echos et le rapport occultent le fait que le revenu des buralistes dépend d’autres activités, elles aussi frappées par la crise. Ainsi, le revenu global des tabac-presse a augmenté de moins de 1% par an, depuis 2003 (source : CGA des buralistes). Autre omission : les 6 000 buralistes qui ont disparu depuis 2003.

18 Juin 2013 | Institutions
 

Comme nous l’avions annoncé (voir Lemondedutabac du 14 juin), les buralistes sont, encore une fois, « ciblés » dans le rapport de la mission « modernisation de l’action publique » remis aujourd’hui à Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif.

Les auteurs de ce rapport étant Jean-Jack Queyranne (ancien ministre, président PS de Rhône-Alpes), Jean-Philippe Demaël (directeur-général de Somfy) et Philippe Jurgensen (inspecteur général des finances).

• Dans la synthèse de ce rapport, les aides aux buralistes apparaissent sous le titre : « Reconfigurer les interventions qui pénalisent l’environnement ou la santé publique ».
Soit un « mélange des genres » de la part de nos rapporteurs : les aides aux buralistes, négociées dans le cadre des Contrats d’avenir, ont été déterminées, en intégrant les objectifs de santé publique (faire baisser la prévalence tabagique), afin d’anticiper et d’amortir leurs inévitables répercussions pour le réseau des buralistes. Mais ce n’est pas l’existence, en soi, d’un réseau de buralistes qui « pénalise la santé publique ».

• La synthèse indique textuellement : « simplifier les aides des buralistes (sept régimes d’aides existants pour 250 millions d’euros annuels) de manière à rendre le système plus lisible, plus ciblé et plus solidaire : soit 210 millions d’euros d’économies budgétaires ».
Autre « mélange des genres » : nos rapporteurs ont confondu – de façon abusive, sur le mode Cour des comptes – les aides du Contrat d’avenir (environ 150 millions d’euros par an) et d’autres dispositions liées depuis longtemps au statut de débitant de tabac : abondement de l’Etat au régime d’allocation viagère ; subvention sécurité, etc.

18 Juin 2013 | Institutions
 

Cet après-midi, à l’Assemblée nationale, la fiscalité sur le tabac s’est immiscée dans la séance des questions au gouvernement. Sophie Rohfritsch (UMP, Bas-Rhin) s’inquiétant, auprès du Premier ministre, des conséquences des conclusions du rapport Moreau sur  la réforme des retraites. Extrait : 

« Le matraquage fiscal a commencé le 6 mai 2012, dans lequel les classes moyennes ont joué le premier rôle : refiscalisation des heures supplémentaires, augmentation du taux de taxation sur l’intéressement et la participation, du coût du travail, de la fiscalité sur la bière et le tabac, des prélèvements sociaux sur les travailleurs indépendants, gel du barème sur l’impôt sur le revenu, alourdissement des frais de succession. Sans oublier la hausse du gaz, de l’électricité et des transports, et la baisse du quotient familial … ».

18 Juin 2013 | Pression normative
 

Aujourd’hui se tient, à Paris, « Planète PME », grand événement annuel de la CGPME où accourent ministres, élus politiques et de nombreux militants de la cause patronale. L’occasion nous est donnée de rappeler l’engagement de la Confédération générale des PME contre les excès de la Directive tabac européenne.

Son angle de réplique : le droit des marques et le respect de celles-ci dans un système concurrentiel. Mais aussi, la défense de ce réseau de PME que sont les buralistes par rapport aux facteurs de déstabilisation que porte le marché parallèle.

Ces interventions de la CGPME – faites, pour certaines,  directement par le président Jean-Francois Roubaud –  ont principalement joué au niveau du Parlement européen et du CESE (Comité économique et social européen).

18 Juin 2013 | Profession
 

L’arrêté officiel sur la prochaine augmentation des prix était en cours de finalisation, hier soir.

Il semblerait, donc, que :
• l’augmentation aura bien lieu le lundi 15 juillet ;
le mouvement sera le suivant : + 20 centimes pour les cigarettes ; + 40 centimes pour le tabac à rouler. Quant aux cigarillos positionnés à 6,10 euros, ils passeraient à 6,30 euros. 

18 Juin 2013 | Profession, Vapotage
 

Ce mardi 18 juin, Pascal Montredon et les élus de la Confédération organisent une grande table-ronde, à Paris, avec les principaux fabricants et fournisseurs de cigarettes électroniques présents sur le marché français.

Parmi les objectifs : présenter les atouts  du réseau des buralistes (nombre de points de vente, capillarité territoriale, etc.) ; initier une réflexion commune sur le cadre réglementaire en devenir.

Une douzaine d’entreprises ont répondu au rendez-vous.

17 Juin 2013 | Profession
 

Le 10 août 2010, le corps de Ludmilla, 22 ans, était retrouvé, bardé de coups de couteau, dans l’arrière boutique du tabac de ses parents à Montpellier (Hérault) … pour 150 euros volés dans la caisse. Un drame illustrant les risques du métier et dont l’émotion reste encore vive, alors que s’est ouvert, ce lundi, le procès aux Assises de l’Hérault du meurtrier présumé. Le verdict devrait tomber mercredi.

L’enquête va se poursuivre durant le procès puisque le « présumé coupable » s’est rétracté après avoir avoué, dans un premier temps, le meurtre de Ludmilla. Avant d’arriver jusqu’à lui, la police a suivi plusieurs pistes: des étudiants de la cité universitaire, des patients de l’hôpital psychiatrique ? Le débit étant situé dans le quartier Hôpital-Université.
Autre hypothèse : la vengeance, Ludmilla et sa mère ayant identifié et dénoncé à la police, quelques jours avant les faits, un couple de braqueurs.

Finalement, les enquêteurs se sont intéressés à un riverain, client régulier de l’établissement, qui s’est fait remarquer … par une soudaine absence. L’homme a laissé des empreintes sur un ticket de loto et des traces d’ADN sur le scotch qui bâillonnait la bouche de Ludmilla. Plus probant encore : des traces d’ADN et de sang de la victime retrouvées sur des lunettes et une casquette, jetées dans un container à proximité de l’établissement.

Le « présumé meurtrier » continue de nier devant les juges, arguant de  « mauvais traitements » policiers.