Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
26 Juin 2012 | Institutions
 

Suite à l’annonce de Jérôme Cahuzac, ministre du Budget, sur les prix du tabac (voir Lemondedutabac de 10h ce 26 juin), le porte-parole de British American Tobacco, Yves Trévilly rappelle que la dernière hausse de 6% a provoqué une baisse des « ventes officielles », ce qui « représente un manque à gagner de 500 millions d’euros pour l’Etat ».

Grâce aux augmentations de prix, et malgré la baisse des volumes, le marché reste en croissance en valeur (+2,7% de janvier à avril 2012, par rapport aux mêmes mois de 2011), « mais la prochaine hausse des prix pourrait provoquer une nouvelle baisse des ventes, suffisante pour engendrer une perte fiscale », s’inquiète Yves Trévilly.

26 Juin 2012 | Institutions
 

Au lendemain du séminaire gouvernemental tenu hier, le ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, interviewé ce matin 26 juin sur RMC/BFMTV, a confirmé, parmi les mesures que le gouvernement envisage pour boucler le budget 2012, une hausse des prix du tabac.

« Il est prévu une hausse du tabac de 6% au mois de septembre, c’est dans le plan de hausse qui avait été prévu par le gouvernement précédent, en accord avec la filière. Ce plan sera respecté », a déclaré le Ministre.


26 Juin 2012 | Profession
 

Deux informations repérées dans les notules confidentielles de « La Lettre de l’Expansion » de cette semaine. Telles quelles.

• Tabac : (Alors que le marché des cigarettes est « en chute ») … « A l’inverse, les volumes de tabac à tuber ont explosé. Du coup, l’idée d’aligner les taxes entre les deux fait son chemin : elle rapporterait 250 millions d’euros par an ».

• Douanes : « L’Inspection générale des Finances prépare un rapport qui préconiserait la fermeture des implantations douanières, en dehors de celles localisées aux frontières ».

25 Juin 2012 | Institutions
 

Il ne sera officiellement élu président de l’Assemblée nationale que demain après-midi, mais d’ores et déjà son nom est connu : Claude Bartolone.

Elu député sans discontinuer en Seine-Saint-Denis depuis 1981, actuellement président du conseil général, Claude Bartolone est au sein du PS un spécialiste des Relations extérieures, dont il est le représentant national. Sous la précédente législature, il était membre de la commission des finances.

Cet ancien cadre de l’industrie pharmaceutique a cosigné les propositions de lois sur les paquets génériques et l’interdiction des additifs dans les produits du tabac. Il avait signé l’amendement relatif au maintien de la réglementation sur le transport du tabac par les particuliers (articles 575 G et H du CGI), lors de la loi de finances rectificative 2010.

On lui prête d’avoir fréquenté le club des parlementaires amateurs de Havane, dans les années 1990.

25 Juin 2012 | International
 

A l’occasion du Ramadan, qui doit commencer autour du 20 juillet, des centres de santé anglais lancent une campagne contre le tabagisme.

Un service de santé publique du nord de l’Angleterre propose, par exemple, un encadrement adapté aux fumeurs musulmans qui, durant cette période, doivent s’abstenir, aussi, de fumer de l’aube jusqu’au coucher du soleil.

25 Juin 2012 | Institutions
 

• Jean-Marc Ayrault réunit ses ministres, ce lundi 25 juin, à Matignon en séminaire pour préparer le budget rectificatif 2012 et le budget 2013. On devrait, notamment, y évoquer la contribution que devrait apporter le budget de la Sécurité sociale à l’effort général de rigueur. Aucun projet n’a filtré jusqu’à maintenant.

• Bruno Le Roux, le nouveau président du groupe PS à l’Assemblée nationale, a une favorite pour la présidence de l’importante commission des Affaires sociales : Catherine Lemorton, députée de Haute-Garonne.
Cette pharmacienne de 50 ans, proche de Marisol Touraine, a cosigné, en son temps, les propositions de loi sur les paquets génériques et la taxation du CA des fabricants. Dans le cadre de son mandat législatif, elle a l’habitude de recevoir les représentants des buralistes de son département.

24 Juin 2012 | International
 

Méga-procès intentés contre les cigarettiers ; arrivée des paquets « quasi-génériques » (voir Lemondedutabac du 22 juin), le Canada connaît une pression anti-tabagique relativement intense.

Dernier exemple. À l’ordre du jour du Conseil municipal d’Ottawa, la semaine prochaine : l’interdiction totale de fumer la « pipe à eau » (le narguilé) dans les parcs, sur les plages … et les cours d’édifices municipaux. Le narguilé resterait, pour le moment, autorisé dans les bars et restaurants spécialisés.

24 Juin 2012 | Pression normative
 

Dans une interview dans La Voix du Nord, ce vendredi 22 juin, Jean-Pierre Couteron (président de la fédération Addiction*)  apporte sa pierre au débat associant cannabis et tabac. Extraits .

• Pourquoi la pénalisation ne fonctionne-t-elle pas ?
« Le plus grand défaut, c’est d’avoir tout basé sur l’interdit. Le discours, c’est de dire qu’il existe des drogues illicites et que si vous en faites usage, vous serez sanctionné. Sous-entendu : les drogues qui ne sont pas interdites – alcool, tabac – vous pouvez, entre guillemets, les utiliser. On fait comme si le principal moteur d’utilisation d’une drogue illicite c’est son interdiction … Or, aujourd’hui, il existe des tas de motifs de consommer. La loi ne suffit donc pas. »

• Le cannabis est-il plus ou moins dangereux que le tabac ou l’alcool ?
« Ça dépend selon quels critères. En terme de dépendance, il est moins dangereux : le tabac a un coefficient de dépendance nettement plus fort. Mais, si on regarde les troubles psychiques, le cannabis est nettement plus dangereux que le tabac … ».

* La Fédération Addiction représente au niveau national le secteur médico-social en addictologie.

24 Juin 2012 | Pression normative
 

Dans une interview dans La Voix du Nord, ce vendredi 22 juin, Jean-Pierre Couteron (président de la fédération Addiction*)  apporte sa pierre au débat associant cannabis et tabac. Extraits .

• Pourquoi la pénalisation ne fonctionne-t-elle pas ?
« Le plus grand défaut, c’est d’avoir tout basé sur l’interdit. Le discours, c’est de dire qu’il existe des drogues illicites et que si vous en faites usage, vous serez sanctionné. Sous-entendu : les drogues qui ne sont pas interdites – alcool, tabac – vous pouvez, entre guillemets, les utiliser. On fait comme si le principal moteur d’utilisation d’une drogue illicite c’est son interdiction … Or, aujourd’hui, il existe des tas de motifs de consommer. La loi ne suffit donc pas. »

• Le cannabis est-il plus ou moins dangereux que le tabac ou l’alcool ?
« Ça dépend selon quels critères. En terme de dépendance, il est moins dangereux : le tabac a un coefficient de dépendance nettement plus fort. Mais, si on regarde les troubles psychiques, le cannabis est nettement plus dangereux que le tabac … ».

* La Fédération Addiction représente au niveau national le secteur médico-social en addictologie.

23 Juin 2012 | International, Observatoire
 

Qui manipule qui ? En tout cas, la polémique rebondit. L’un des scientifiques mis en cause dans l’enquête du Monde « Comment le lobby du tabac a subventionné des labos français » parue le 1er juin (voir Lemondedutabac du 2 juin), Jean-Pol Tassin, a réagi ce jeudi 21 juin dans les pages Débats du site Le Monde.fr (et non dans l’édition papier).

Relevant, au passage, les erreurs factuelles de titre et de dates, le neurobiologiste, qui est par ailleurs directeur de l’Inserm, reproche aux journalistes « les interprétations, les tournures de phrase tendancieuses et surtout le choix des informations, par ignorance ou omission ». Rappel des faits.

En 1986, dans le cadre de la commission Hirsch chargée d’évaluer l’impact des dix ans de la loi Veil sur le tabac, Jean-Pol Tassin a accepté la présidence de la sous-commission sur la pharmaco-dépendance. Il n’avait encore jamais travaillé sur le tabac, ni sur la nicotine.

A partir de 1987, il accepte effectivement le financement d’un fabricant de tabac pour répondre à l’augmentation d’effectifs de son laboratoire, non couverte par les crédits de l’Inserm.

Mais, comme il le précise, pendant les onze années de ce financement (1987 à 1999), sur 45 articles publiés suite à ses travaux, seuls trois étaient, partiellement, en relation avec la nicotine . « Cette absence de travaux sur la nicotine et/ou le tabac aurait dû faire douter les journalistes d’investigation de leur hypothèse de manipulation » fait remarquer Jean-Pol Tassin.

Il met le doigt sur une importante omission de l’enquête du Monde : son rapport européen publié en 2010, « Addictiveness and Attractiveness of Tobacco Additives », dans lequel il expose l’hypothèse, découverte dès 2003, que la nicotine ne devenait addictive qu’associée à d’autres produits et que seule, elle ne pouvait servir de substitut au tabac.

Et de conclure, « Les journalistes d’investigation connaissaient ce rapport. Mais il est vrai qu’en mentionnant ces éléments, il devenait difficile d’écrire que mes recherches étaient pilotées par l’industrie du tabac ».