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On se souvient de la polémique suscitée par cette décision de proviseurs, prise progressivement depuis deux ans, de créer des zones provisoires fumeurs dans les lycées pour éviter que les élèves se regroupent pour fumer à l’extérieur : sur le trottoir face aux établissements. Ce qui est en contradiction avec les actuelles mesures et recommandations de prévention contre le terrorisme (voir Lmdt des 12 avril, 12 septembre et 4 octobre 2016). Et nombre de proviseurs n’ont pas cédé aux injonctions de fermer ces espaces fumeurs provisoires.

Dans un communiqué de ce 31 août, le Comité national contre le Tabagisme revient sur le sujet pour s’inquiéter du fait que « plusieurs associations de santé ont été informées de la volonté supposée du ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, de permettre aux proviseurs de laisser fumer les élèves au sein des lycées (…)

« Alors que le Gouvernement s’est engagé avec force pour réduire la consommation de tabac particulièrement importante en France, notamment chez les jeunes, l’annonce d’un possible retour du tabac dans les lycées est de nature à mettre à mal tout cet effort (…)

« Pour la santé publique, ce serait porter atteinte à l’interdiction de fumer, indispensable tant à la protection contre le tabagisme passif qu’à la dénormalisation d’un produit mortifère. En outre, cette atteinte serait portée sur le terrain le plus sensible : les établissements scolaires (…)

« La sécurité sanitaire de nos jeunes compatriotes ne peut être sacrifiée sur l’autel du risque terroriste. Et ce, d’autant plus, qu’autoriser les lycéens à fumer dans les établissements sous prétexte de les protéger des attentats terroristes lorsqu’ils sont aux interclasses, ne permettra nullement de prévenir les attentats », estime le CNCT.