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27 Déc 2019 | Trafic
 

Les fumeurs qui achètent leurs paquets sur le marché noir passeront désormais à la caisse s’ils se font prendre : 135 euros d’amende, comme le prévoit un nouveau décret (voir 26 et 20 décembre). Un micro-trottoir de France Bleu Provence sur Marseille fait ressortir de premières réactions. 

« Ça ne marchera que si l’État met plus de policiers sur le terrain » estime Bernadette, buraliste sur La Canebière. « J’ai des clients qui sont venus me dire qu’on était beaucoup trop cher. Et ils nous le disent en pleine figure. Donc, si on peut lutter contre le marché parallèle, c’est bien. Un peu tard, mais c’est bien. »

•• Un fumeur de 48 ans vient parfois s’approvisionner dans le quartier de Noailles, un des hauts lieux de la vente à la sauvette de Marseille (voir 25 janvier 2019 et 4 octobre 2018).  « Ça m’arrive, car chez les buralistes, c’est devenu beaucoup trop cher. » Il débourse en moyenne 5-6 euros sur le marché noir.

Même s’il risque maintenant 135 euros d’amende, un autre fumeur compte garder aussi ses habitudes. « C’est trop cher pour quelqu’un qui est au RSA, au chômage ou au Smic. On ne cherche plus la qualité, on cherche le prix » explique-t-il.

•• Plus prudent, un Marseillais qui fume depuis 40 ans, se méfie de la qualité des cigarettes qui circulent sur le marché noir : « ça me revient beaucoup plus cher, c’est sûr, mais je préfère », détaille-t-il, « je me demande ce qu’ils mettent dans le tabac des cigarettes de contrebande. »