Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements évoquant directement ou indirectement le tabac
2 Jan 2020 | Vapotage
 

Dans son dernier numéro de l’année 2019, Le Figaro a consacré deux double-pages à ces néologismes, apparus au cours de la décennie 2010-2020, révélateurs des changements que connaît la société aujourd’hui. Parmi la vingtaine choisie (comme vegan, bistronomie, millenials, ubérisation, emoticône, etc.) … le vapotage.

Avec la définition suivante, plutôt bien troussée et signée Tristan Vey, grand reporter au service Sciences/Médecine du quotidien.

« Du verbe « vapoter » qui, selon le Larousse, signifie « fumer une cigarette électronique ».

Le terme vient de « vapeur », du latin « vapor » désignant la « vapeur d’eau, exhalaison, fumée » et, dans la langue de l’époque impériale, la « chaleur ».

Le succès du mot est tel qu’il lui a permis de décrocher son ticket d’entrée pour le Larousse en 2015.

Contrairement à une cigarette traditionnelle, on ne « fume » par une e-cigarette : on la « vapote ». S’il fallait bien un nouveau mot, c’est parce que son fonctionnement ne repose pas sur un phénomène de combustion mais de vaporisation.

Une résistance alimentée par une batterie chauffe un liquide aromatisé contenant de la nicotine (ou pas). La vapeur générée apporte peu ou prou les mêmes sensations que la fumée de cigarette, la myriade de substances cancérigènes et toxiques pour le cœur et les artères en moins.

Alors fumer tue, mais vapoter ? On manque encore de données sur le long terme, mais cela ne peut pas être pire que la cigarette traditionnelle, assurent les tabacologues.

De fait, c’est devenu l’arme numéro un dans l’aide au sevrage tabagique. »