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8 Oct 2019 | E-cigarette
 

Gros dossier sur le vapotage dans Sud-Ouest (édition du 7 octobre), sous un titre se voulant alarmiste : « toute une filière dans la tourmente ».

En fait, plus sobrement, le quotidien régional fait la synthèse de la situation aux États-Unis (voir Lmdt du 4 octobre) comme des différentes mesures d’interdiction prises Outre-Atlantique, en Inde et en Israël (voir Lmdt des 18 septembre et 1er octobre). Et reprend des éléments d’interviews d’acteurs français, concernant l’impact économique en France (voir Lmdt du 29 septembre).

On retiendra deux interventions significatives d’acteurs de la filière hexagonale.

•• Jérôme Duffieux (directeur de Traditab) qui lance, cette semaine, ses premiers e-liquides conçus à partir de tabacs made in Lot-et-Garonne (voir Lmdt du 5 octobre). « Donald Trump parle de réguler les liquides dont les arômes attirent trop ostensiblement les jeunes. Je suis plutôt pour. Nous nous adressons aux adultes qui ont arrêté de fumer et qui veulent retrouver la sensation du tabac avec une cigarette électronique. Je ne cherche pas à donner de leçon, mais on peut s’interroger sur les pratiques marketing du passé à destination des jeunes. 

« Notre activité doit être régulée et normée. Et il existe en Europe une régulation qui évite les excès qu’on a vu aux États-Unis. On se doit d’être sérieux, transparents et appliqués. »

•• Un avis que partage le récent propriétaire d’une boutique d’e-cigarettes à Villemur-sur-Tarn. « Beaucoup semblent en rester aux gros titres des médias. Ils ne font pas la différence entre ce qui se passe aux États-Unis et un marché français aux produits très réglementés. Mon commerce fait régulièrement l’objet de commentaires du genre « T’as vu ? Il vend la mort ! ». Mon chiffre d’affaires moyen, 350 euros par jour, est parfois tombé à 100 euros. Les fournisseurs évoquent une baisse d’activité de 30 %.

« Les vapoteurs veulent en savoir plus, nous dialoguons et c’est très sainLes autres ont désormais un avis trop tranché pour discuter. Si on veut regagner la confiance, nous devons rester rigoureux sur l’information, l’interdiction de vente aux mineurs, mais aussi sur les emballages parfois trop aguicheurs pour les jeunes. »