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3 Juin 2020 | E-cigarette
 

La semaine dernière, Les Échos « Entreprises » a dressé le portrait d’Olivier Martzel, aux manettes de Gaïatrend qui fabrique, principalement sous la marque Alfaliquid, 250 000 fioles par jour (voir 31 octobre et 29 novembre 2019).

« Un patron sans filtre » titre le quotidien. Un militant aussi de cette alternative au tabac … qui entend poursuivre encore quelque temps la production de gel hydroalcoolique amorcée début avril.

•• Le sujet est d’autant plus brûlant que 27 % des fumeurs français auraient augmenté leur consommation pendant le confinement (voir 13 mai). : « une communication malheureuse a ancré dans les esprits que la nicotine faisait barrière au Covid-19, négligeant de rappeler que la cigarette reste un facteur de danger » déplore-t-il.

•• L’entreprise a été fondée par son père Didier Martzel, rappelle Les Échos, qui se désolait de voir fumer ses deux garçons. « Adolescents, mon petit frère et moi avons acheté nos premiers paquets pour faire comme les autres. En 2005, notre père, ingénieur en informatique et en automatisme, a imaginé une cigarette électronique pour nous détourner du tabac » se souvient le Lorrain de 39 ans, fier de ne pas avoir touché une cigarette traditionnelle depuis onze ans.

La brevetabilité de l’invention n’étant pas immédiate, Gaïatrend ne commercialise son substitut de cigarette qu’à partir de 2009. Mais les premières controverses sur l’e-cigarette ne sont pas étrangères au fait que l’entreprise ait pivoté en 2010 sur l’e-liquide. « L’origine des recharges posait de plus en plus question, d’où notre volonté d’une production 100 % française adoptant les codes de l’industrie pharmaceutique » explique Olivier Martzel, titulaire d’un BTS commercial et d’une licence en qualité, sécurité et environnement, très attaché à son village d’origine, Rohrbach-lès-Bitche (Moselle), où est toujours implantée l’entreprise.

•• Si la société se garde de communiquer son chiffre d’affaires, le minuscule laboratoire mosellan des débuts a fait place à 10 000 mètres carrés qui abritent 150 collaborateurs.

Aux manettes depuis bientôt deux ans, Olivier Martzel ne mégote … pas sur les investissements. « Nous détenons 50 % de parts de marché en France et réalisons 10 % de notre chiffre d’affaires dans 26 pays étrangers. L’ambition est d’accélérer à l’export, d’où les 5 millions d’euros investis récemment, notamment pour automatiser la préparation des commandes ».

Le marché pèse plus de 800 millions d’euros en France, et l’entrepreneur veut continuer à développer sa gamme de 200 e-liquides, conclut le quotidien économique.