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12 Déc 2019 | E-cigarette
 

Les fumeurs qui envisagent de passer à la cigarette électronique « au lieu du tabac ne doivent pas hésiter », estime jeudi l’Académie de médecine, soulignant que ce produit « utile à l’arrêt du tabac » est mieux contrôlé en France qu’aux États-Unis. 

L’institution s’inquiète des effets pervers que pourrait provoquer la « crise de confiance » dans le vapotage, liée à la « soudaine épidémie de pathologies pulmonaires » observée aux États-Unis et au rapport prudent de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), considérant les e-cigarettes comme « incontestablement nocives » (voir 9 novembre).

•• D’après un sondage BVA réalisé pour l’association pro-vapotage Sovape en septembre, 3 Français sur 5 pensent désormais que vapoter est au moins aussi dangereux que fumer, à rebours du consensus scientifique. « Cette crise de confiance pourrait causer la mort de milliers de fumeurs alors que le tabac tue la moitié de ses fidèles consommateurs », craint l’académie dans un communiqué repris par l’AFP.

•• Elle fait valoir qu’en France, « les cigarettes électroniques relèvent de normes de qualité et de sécurité, à l’inverse des États-Unis », et que la « cause principale » de l’épidémie d’atteintes pulmonaires aux États-Unis est un « détournement » de l’usage des cigarettes électroniques avec un « contenu nocif » (probablement une huile de vitamine E ajoutée dans des recharges au cannabis vendues sur le marché noir).

L’académie ajoute que le vapotage « aide à l’arrêt et à la diminution de la consommation de tabac » et souligne qu’on ne fait pas face en France à un « mésusage » de ce produit par les mineurs, comme c’est le cas outre-Atlantique, du fait d’un « défaut de réglementation ».