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5 Avr 2018 | Vapotage
 

Les majors du tabac s’attendent à ce que la très forte hausse des prix des cigarettes donne un coup de fouet au vapotage en France, analyse Marie Cougard dans Les Échos de ce 5 avril qui publie également une interview de Philippe Coy (voir Lmdt du 4 avril).  

Elle y rappelle les perspectives du cabinet d’études Xerfi : un bond de 43 % du marché français du vapotage : de 350 millions d’euros en 2017 à 500 millions d’euros en 2020. Extraits.

•• « La France est le troisième marché du vapotage dans le monde après les États-Unis et le Royaume-Uni, avec 3,8 millions d’adeptes, selon Japan Tobacco International . C’est un rang suffisant pour que les majors du tabac parient sur son avenir et y consacrent la plus grande attention. Surtout dans la perspective d’un paquet de cigarettes à 10 euros en 2020. Et d’une chute des ventes de 15 à 20 % dès 2018, selon JTI.

•• « Chez British American Tobacco, on s’attend en 2018 à « de très fortes répercussions de la hausse du prix des cigarettes sur la vente de produits alternatifs ».

•• « Pour Imperial Tobacco (Seita), « le vapotage représente une formidable opportunité économique. » Le cigarettier, qui aura investi 800 millions d’euros dans la catégorie fin 2018, vise la place de leader en France avec sa vapoteuse Blu.

•• « Japan Tobacco International, lui, a investi 500 millions d’euros en 2018 dans les produits alternatifs au tabac traditionnel. Cet effort atteindra 1 milliard d’euros d’ici à 2020. Son objectif est de consolider les gammes existantes et de développer de nouveaux produits. JTI revendique la plus grosse part du marché du vapotage en France (32 %) avec sa cigarette électronique Logic.

•• « Philip Morris International a investi 4,5 milliards de dollars dans ces produits à risques réduits. Et fait travailler une équipe de 400 scientifiques et ingénieurs sur le sujet. PMI est « déterminé à remplacer complètement à terme le tabac par ces alternatives ». Le leader mondial a lancé sa marque Iqos en France en mai 2017 (« I quit ordinary smoking »), protégée par 1 900 brevets, qui permet d’inhaler de la vapeur de tabac, dont « les composants sont 95 % potentiellement moins nocifs », selon le groupe. Les ventes ne sont pas encore significatives.

•• « Initialement très hostiles à la cigarette électronique, les buralistes ont fini par s’emparer de cette nouvelle opportunité, si bien qu’ils assurent désormais 40 % des ventes à égalité avec les 2 500 boutiques spécialisées. Le reste du commerce se fait par Internet. À terme, les 24 500 buralistes, favorisés par une présence sur l’ensemble du territoire, devraient encore gagner du terrain » indique encore Les Échos.