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23 Nov 2018 | E-cigarette
 

Après une hausse de presque 15 % l’année dernière, les ventes de produits de vapotage (e-cigarettes et e-liquides) auraient bondi de 21 % en 2018 pour dépasser les 820 millions d’euros (dont 60 % de e-liquides), selon les prévisions des experts de Xerfi. 

Des estimations revues à la hausse, par rapport la précédente étude (voir Lmdt du 6 septembre 2017). Premiers enseignements.

•• Très jeune et hyperconcurrentiel, le marché français des e-cigarettes et des e-liquides s’organise toutefois autour de quelques marques.

Le segment des dispositifs est ainsi largement dominé par les produits d’importation, notamment chinois.

La production de e-liquides est, elle, très franco-française puisque plus des deux tiers des produits commercialisés en France sont issus de la production domestique.

 •• Trois circuits se partagent la distribution des produits de vapotage, selon Xerfi

Les magasins spécialisés : 55% des parts de marché. Depuis 2016, le nombre de créations dépasse à nouveau les fermetures.

Le canal Internet : 25 %. Avec des pure players. On retrouve également sur ce circuit les incontournables Amazon et Cdiscount, qui profitent de la puissance de leur marketplace pour attirer une audience incomparable et proposer une profondeur de catalogue sans équivalent.

Les buralistes : 20 % des ventes. Mais il faut attendre encore les effets d’un ambitieux programme de développement de leur offre de produits de vapotage, poussé par la Confédération, commente Xerfi.

•• Le contexte actuel est particulièrement favorable à une croissance du marché dans les trois ans à venir 10 % à 15 % par an, en moyenne, d’ici 2021 pour atteindre environ 1,2 milliard d’euros.

 La perspective d’un prix du paquet à 10 euros en 2020, la perception du vapotage comme moyen de sevrage efficace, l’offensive des buralistes et la présence des cigarettiers sur ce marché vont constituer des facteurs de soutien supplémentaires à moyen terme, ajoute le cabinet.

 Par ailleurs, les multiples innovations stimuleront la demande. Il y a ainsi fort à parier que les cigarettiers profitent de l’offensive des buralistes, leurs interlocuteurs historiques, pour repartir à l’assaut du marché français de l’e-cigarette.

La France pourrait être à son tour touché par un « effet Juul » :  un produit innovant encore à inventer imposant un standard au marché grâce à un marketing agressif.

 En matière de distribution, le renforcement de l’offre des buralistes va donner une visibilité nouvelle au produit, en particulier auprès d’une clientèle de fumeurs jusque-là éloignée des magasins de vape.

Quant au circuit des spécialistes, il devrait encore se professionnaliser et améliorer ses outils de fidélisation sur le long terme.