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9 Fév 2021 | Trafic
 

Longue enquête, investigation fructueuse … L’enquête des gendarmes de la Section de Recherche des Transports aériens de Roissy (SRTA) a abouti, la semaine dernière, à la mise en examen d’un commerçant d’Arnouville et de cinq autres suspects. Ceci après celle de leur fournisseur présumé intervenue au printemps.

En avril dernier, en pleine période de confinement, le Groupe d’Appui et de Renseignement de l’unité avait décelé  à Gonesse un trafic de tabac à chicha importé illégalement de l’étranger par une filière organisée, rapporte Le Parisien.

•• Un homme suspecté d’être à la manœuvre est alors placé sous étroite surveillance. Les planques ont confirmé rapidement son activité de semi-grossiste opérée depuis son domicile, en plein jour, malgré les mesures sanitaires. Il écoulait sa marchandise sur Snapchat.

Au cours de cette première opération, les enquêteurs ont découvert lors d’une perquisition à son domicile de Villiers-le-Bel les preuves d’un trafic de grande ampleur : 425 kilos de tabac à chicha de contrebande et plus de 106 000 euros en espèces, dont la moitié dissimulée dans le sèche-linge.

•• Après plusieurs mois d’observations et d’investigations, deux autres protagonistes, issus de la communauté sri-lankaise, sont identifiés et localisés dans le Val-d’Oise. Gérants de deux commerces, dont le Bazar d’Arnouville, ils sont soupçonnés de revendre le tabac à chicha.

Mardi dernier 2 février, une dernière opération est menée en présence du juge d’instruction, mobilisant pas moins de 60 militaires de la gendarmerie des transports aériens. Le coup de filet vise 9 personnes placées en garde à vue. Pas moins de 15 autres protagonistes sont par ailleurs entendus par le service d’enquête.

Selon les gendarmes et le tribunal judiciaire de Pontoise, « cette opération permet de confirmer l’ampleur du trafic, représentant une grande part du chiffre d’affaires des commerces perquisitionnés ». L’accent est mis sur des saisies portant « sur près d’1,5 tonne de tabac à chicha et plus de 100 000 euros en espèces ».

•• Le gérant du Bazar d’Arnouville aurait reconnu revendre du tabac à chicha depuis 2016, ce qui était devenu la principale ressource de son commerce. Il est aussi question de revenus « extrêmement confortables » générés par la vente du tabac. Il aurait également admis avoir profité du confinement pour développer encore davantage son activité.

Outre le second commerçant d’Arnouville – pour qui la vente de tabac de contrebande représentait 30 % de son chiffre d’affaires – une femme est également poursuivie pour avoir stocké la marchandise chez elle.

Chacun d’eux travaillait de son côté, indépendamment l’un de l’autre, selon leur avocat. L’un d’eux a déjà été condamné en 2018 pour les mêmes faits.

•• Parmi les 9 suspects jugés prioritaires, 6 ont été déférés devant le juge d’instruction à l’issue de leurs gardes à vue et mis en examen.

Voir aussi 6 février 2021 ainsi que les 15 novembre et 14 septembre 2020.