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18 Jan 2013 | International
 

Tentative de pression « sociale » en faveur des photos-choc aux Etats-Unis, alors qu’une décision de justice fédérale en a bloqué la généralisation, initialement programmée en septembre 2012. La Fondation Legacy (fondation de lutte contre le tabagisme) entend relancer le débat avec la publication d’une étude ciblée sur les populations « les plus vulnérables » : en clair, les minorités ethniques ou socio-économiques.

Menée par les chercheurs de la Fondation Legacy et la Harvard School of Public Health, l’étude a examiné la réaction de 3 300 fumeurs aux avertissements sanitaires (textes et photos), avec un œil particulier sur les différences de perception selon l’appartenance « raciale/ethnique » ou le niveau d’éducation et de revenus. Les conclusions indiquent que les avertissements graphiques seraient plus efficaces que les avertissements texte, les fumeurs testés évaluant ces images comme plus percutantes. L’impact des mises en garde illustrées serait très fort chez les groupes vulnérables.

Ce qui entre en contradiction avec ce qui est effectivement constaté dans les pays européens où les photos-chocs existent déjà.

Rappelons que le 24 août dernier, la Cour d’appel fédérale de Washington, qui a rejeté la mesure pour inconstitutionnalité, notait que la FDA (Food and Drug Administration) n’avait pas donné assez de preuves que ces images conduisaient à une baisse du nombre de fumeurs.

A propos de débat, on attend toujours une grande étude précise sur les conséquences des photos-chocs, en termes de lutte contre le tabagisme, depuis leur arrivée en France.