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21 Déc 2018 | Profession
 

Comment expliquer une telle affaire ? Entre manque de vigilance, sur le long terme, du buraliste ou malversation dans l’inconscience de l’employée ? Ce qui n’avait duré que trop longtemps ne pouvait continuer éternellement. Et cette affaire fait grand bruit dans les médias normands. 

Quoiqu’il en soit, l’employée d’un bar-tabac de l’agglomération du Havre a été interpellée, ce 17 décembre, suspectée d’avoir volé pour … 180 000 euros de tickets à gratter chez son ex-employeur. Celui-ci pensait que sa salariée volait des tickets à gratter depuis deux mois.

Finalement, l’enquête a permis de découvrir que les malversations auraient duré pendant deux ans.

•• C’est le 29 mai 2017 que ce patron d’un bar-tabac, situé dans l’agglomération havraise. avait déposé plainte auprès du commissariat de police du Havre, venant de découvrir le pot aux roses et n’ayant aucun doute sur l’auteure des vols puisqu’il avait  qu’une employée sur la période. Selon lui, le préjudice s’élevait à 15 000 euros.

•• Il semble qu’il a fallu une longue enquête pour mettre à jour la façon de faire – relativement évidente – de l’employée indélicate. Lorsque les cartons contenant les tickets de jeu à gratter arrivaient dans l’établissement, elle les subtilisait en prenant bien garde de les scanner pour signaler leur bonne réception. Les carnets étaient donc activés comme s’ils allaient être mis en vente et le buraliste se trouvait débité de la somme par la Française des Jeux, détaille une source judiciaire.

La salariée grattait ensuite les tickets et encaissait alors les sommes gagnées, soit auprès d’autres détaillants en dessous de 200 euros, soit directement auprès de la Française des Jeux pour les montants supérieurs. La somme était alors créditée sur un compte que la salariée avait ouvert exprès, poursuit la même source.

Sur ce compte, les enquêteurs vont ainsi relever … 48 000 euros de versements de la Française des Jeux. Impossible en revanche de savoir combien la voleuse présumée a touché en espèces.

•• Au fil de l’enquête, il s’est avéré que l’ex-salariée aurait opéré pendant deux ans. Le préjudice est important pour le buraliste : 90 000 euros pour 2016 et l’équivalent sur 2017. 

Placée en garde à vue, la femme âgée de 39 ans n’a pas reconnu les faits. « J’ai été trop naïve » s’est défendue l’intéressée, « mon chef m’a piégée. Je ne l’accuse pas, je pense qu’il ne s’est juste pas rendu compte qu’il jouait autant d’argent. » Ubuesque.

Il faudra attendre la fin de la procédure pour savoir ce qu’il en est vraiment.