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30 Nov 2017 | E-cigarette
 

Alors que le « Moi(s) sans tabac » arrive, doucement, à son terme (voir Lmdt du 29 novembre), nous publions une tribune libre de Guy Hendricks (Vice-Président Affaires Publiques Européennes de Fontem Ventures / voir Lmdt des 3 novembre, 26 octobre et 22 septembre). 

« En France, le « Mois San(s) Tabac » se termine sous des jours nouveaux. Selon les autorités sanitaires, la première année a vu près de 180 000 personnes s’inscrire sur le site Tabac-Infoservice et plus de 600 000 kits ont été distribués. Un succès qui nous porte à croire que les fumeurs tentent de se départir de leurs habitudes… Cette expérience inspirée par le Stoptober du Royaume-Uni présente le vapotage comme une alternative durable pour accélérer la cessation ou le sevrage en France. En France, le nombre de fumeurs est l’un des plus élevés en Europe, avec encore 32 % de fumeurs réguliers et 24 % de fumeurs quotidiens. Il y a encore beaucoup de chemin à faire.

•• « Cette année, l’angle d’approche s’est concentré sur l’aspect collectif et de groupe. En effet, les participants ont été mobilisés par entités digitales thématiques ou associations de personnes au niveau régional.

•• « La différence entre le Royaume-Uni et la France réside cependant dans leur mode communication. En effet, le Royaume-Uni, intègre ouvertement tous les outils de sevrage et de cessation et va même bien plus loin … Alors que, pour la première fois en France, le vapotage est intégré et présent dans les groupes sociaux sur Facebook, remportant une adhésion forte en l’espace de quelques semaines, le Stoptober illustre l’action de vapoter sur une autre échelle bien plus large avec une campagne d’affichage publicitaire à travers tout le pays. Et les résultats sont là… La diminution constante du nombre de fumeurs au Royaume-Uni.

•• « Cette action nous conduit à militer pour une reconnaissance, ainsi qu’une libéralisation des moyens de communication liés à la catégorie du vapotage. Une catégorie reconnue par les autorités comme moins nocive et cependant, dont la communication reste confinée par une loi inspirée du tabac. Ce paradoxe nous semble de plus en plus intenable alors que les récents amendements du décret sur le vapotage entérinent indirectement l’idée d’outil alternatif dans la lutte contre le tabagisme. Fort de ce constat, comment allons-nous pouvoir informer les consommateurs sur les bénéfices de la catégorie ?

•• « Mais voyons plus loin et plaçons-nous à l’échelle européenne : puisque nos partenaires britanniques devraient quitter le navire de l’Union Européenne dans les années à venir, la France a l’opportunité de devenir un acteur emblématique et un modèle dans la politique de réduction des risques sanitaires. En démontrant son dynamisme et son approche cohérente, ses nombreuses initiatives pourraient mettre l’Union Européenne en marche quant à l’élaboration d’une politique de prévention tangible, ainsi qu’une reconnaissance des produits de vapotage comme alternative au tabac. Néanmoins, le prérequis est de dénouer le nœud gordien du paradoxe mentionné plus haut.

•• « À l’occasion de la conclusion de cette seconde édition du « Moi(s) Sans Tabac », nous appelons donc les autorités sanitaires et Madame la Ministre à considérer une réforme des règles de communication concernant les produits de vapotage. Informer le consommateur et éduquer sur les outils mis à disposition est maintenant une priorité que nous ne pouvons plus ignorer.