Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements évoquant directement ou indirectement le tabac
16 Avr 2017 | International
 

Parmi les nombreuses processions de la Semaine Sainte sévillane, celle de « Las Cigarerras » s’est déroulée, avec gravité et solennité en ce jeudi du 13 avril, au fil d’un long parcours dans les rues de la capitale andalouse. Rappel opportun des liens historiques entre le monde du tabac et Séville (voir Lmdt des 26 février 2017 et 3 janvier 2016).

•• En effet, la confrérie de « Las Cigarreras » avait, depuis 1904, son siège à la chapelle de l’ancienne et prestigieuse fabrique de tabac dont les bâtiments historiques abritent désormais l’université.

Quand une nouvelle usine fut édifiée en 1965 par Tabacalera, pas très loin sur l’autre rive du Guadalquivir, on y a intégré une chapelle pour continuer à accueillir « Las Cigarerras ».

•• Mais Altadis a fermé l’usine. En 2007. Depuis, faute d’accord avec les pouvoirs publics, l’édifice est toujours là, vide. Seul subsiste un lieu de vie : la chapelle qui accueille toute l’année les activités – culturelles et de bienfaisance essentiellement – de la « hermandad » (la confrérie). 2 100 personnes en sont membres.

À Séville, désormais, l’actualité tabac se conjugue essentiellement avec contrebande et marché parallèle (voir Lmdt du 1er octobre 2016). Mais « Las Cigarerras » subsistent.

Les 550 femmes et hommes ayant défilé en présence de Juan Ignacio Zoido (ministre de l’Intérieur) et Rafael Català (ministre de la Justice), l’après-midi et la soirée de jeudi, étaient accompagnés de leur ensemble musical – « la banda de cornetas y tambores de Las Cigarerras » – considéré comme l’une des meilleures musiques de procession d’Espagne.

Et « Las Cigarerras » restent dans le cœur de tout Sévillan.