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1 Fév 2021 | Profession
 

Fin novembre 2019, un commerce multiservices « transformé » s’installait dans les anciens locaux d’une épicerie à Saint-Galmier (à une vingtaine de kilomètres de Saint-Étienne/ voir 26 juin 2019).

Gilles Grangier, le buraliste du centre-bourg et président de la Fédération de la Loire, avait pris le pari et depuis il s’est fait une place au cœur de la commune de 5 800 habitants.

« Cela a mis du temps à se mettre à démarrer, mais ça y est, l’activité est bien orientée » explique-t-il au Progrès. « Les gens ont répondu présent, de manière régulière. C’est un pari gagnant. »

•• Tabac-presse-jeu, mais aussi épicerie, produits de première nécessité, relais colis, carte grise, plaque minéralogique, photocopie, reproduction de clefs, confiserie, carterie, pause-café, mange-debout et cave à cigares … le buraliste a diversifié son activité (voir 23 janvier 2020).

Considéré comme « commerce essentiel », il n’a pas « trop » souffert des confinements : « des rayons ont peiné, mais on a limité la casse. Le nombre de passage a un peu baissé, mais le panier moyen a augmenté pendant cette période » (voir 13 juin 2020).

En revanche, difficile d’avoir désormais une vision économique à long terme : « on n’est jamais à l’abri. La preuve. »

•• Gilles Grangier continue d’avoir des idées. Ou sa femme. « C’est elle qui m’a suggéré un nouveau cheval de bataille : les produits ménagers en bio et en vrac. Les clients pourraient venir avec leur contenant pour récupérer ces produits. » Il a également des partenariats avec des producteurs locaux pour favoriser la filière courte dans son épicerie.

Il prône depuis plusieurs années la diversification des activités de buraliste. « C’est l’avenir du métier et je le conseille fortement. Il y a des intérêts pour tous et la profession peut se crédibiliser auprès de nouveaux clients ».