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19 Oct 2020 | Profession
 

Plus de 1 250 buralistes sur les quelque 24 000 que compte la France, ont demandé à bénéficier d’une aide de l’État après s’être transformé pour se diversifier et ainsi réduire leur dépendance à l’activité de vente de tabac, selon des chiffres publiés ce lundi et repris dans une dépêche AFP.

•• Depuis mi-octobre 2018 – date à laquelle a commencé à fonctionner le Fonds de transformation doté d’un budget de 20 millions d’euros par an de 2018 à 2021 – « plus de 1 250 dossiers ont été déposés » et 417 ont été déjà été « pris en charge » financièrement , a précisé le ministre délégué aux Comptes publics Olivier Dussopt (voir 7 janvier 2020 et 19 décembre 2018).

Le montant moyen de l’aide accordée était de 19 950 euros par buraliste en 2020, a-t-il indiqué à l’occasion d’une visite de la Cellule de soutien et d’aide à la Transformation des buralistes de la Direction des Douanes d’Ile-de-France (voir ce jour), selon un communiqué du ministère.

•• Le « plan de Transformation  » mis en place par l’État, qui vise aussi à soutenir les buralistes dont l’activité serait « significativement pénalisée » par l’augmentation des prix du tabac due à une hausse de fiscalité, comprend en outre une « Prime de Diversification des Activités ».

Versée sous conditions aux débits « ouverts à l’année offrant au moins 5 services à la clientèle, en plus de la vente de tabac », elle a représenté 7,6 millions d’euros en 2019.

•• 2,2 millions d’euros ont également été décaissés au titre d’une « Indemnité de fin d’Activité », versée aux débitants qui veulent cesser leur activité et n’arrivent pas à céder leur point de vente.

Enfin, 28,1 millions d’euros ont été versés en 2019 sous forme d’une « aide à la sécurité » pour financer la sécurisation des locaux, avec 5 662 dossiers « instruits favorablement » l’an dernier.

•• Le chiffre d’affaires moyen activité « tabac » des buralistes a augmenté de 4,9 % entre 2018 et 2019, précise le ministère.

•• Jusqu’en 2021, les buralistes qui souhaitent transformer leur point de vente afin d’accueillir d’autres activités – produits de vapotage, relais-colis, conciergerie, snacking – que la vente de tabac bénéficient d’une aide de l’État de 33 000 euros maximum, représentant jusqu’à 30 % des dépenses (mobilier, équipement, voire refonte totale du commerce), toujours selon l’AFP.

•• L’objectif de cette diversification, selon la Confédération des buralistes dont le réseau emploie 80 000 personnes, est de ramener le tabac à 50 % de leurs revenus dans « 5 à 7 ans », contre souvent plus de 80% à l’heure actuelle, avance en conclusion cette dépêche AFP.