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25 Sep 2019 | Profession
 

En Alsace, 19 dossiers de Transformation sont en cours, ces jours-ci, en zone rurale comme urbaine. Certains vont proposer des produits frais, de la petite épicerie, d’autres vont un service de pressing. Souvent de la petite restauration et des boissons …

Au-delà du soutien financier, c’est aussi l’expertise des CCI qui va être précieuse : une convention de partenariat a été signée, ce lundi 23 septembre, entre la CCI Alsace Eurométropole et les deux chambres syndicales des buralistes, haut-rhinoise et bas-rhinoise (voir Lmdt des 1er et 22 septembre).

•• « Il faut nous guider, nous dire comment nous organiser sur des activités qui ne sont pas les nôtres. Nous apprendre à aménager correctement nos commerces, mettre en valeur nos activités … » commente Thierry Lefevbre (président de la chambre syndicale des buralistes du Haut-Rhin et de la région Alsace/ Moselle) à France 3 Grand Est Alsace.

•• « Notre travail, c’est précisément cela. Nous connaissons nos territoires, nous travaillons sur la dynamisation des centres villages » poursuit Jean-Luc Heimburger, président de la CCI, « nous allons donc pouvoir étudier chaque dossier, voir dans quel environnement il est installé, quelles sont les offres existantes, les attentes des clients … ».

Cet audit précis fait partie du processus de transformation soutenu par l’État : « premiers arrivés, premiers servis ! Que les buralistes qui ont des projets viennent rapidement nous voir, ou se rapprochent de leur chambre syndicale » insiste Jean-Luc Heimburger.

••Et pour illustrer, France 3 Grand Est Alsace, s’est focalisé sur l’établissement du centre-bourg de Geispolsheim (7000 habitants), dans le sud strasbourgeois, banlieue-dortoir où il ne reste plus guère qu’un restaurant et un … bar-tabac.

Alors que le prix du paquet n’a cessé d’augmenter et que les clients traversent de plus en plus la frontière, Verissimo Xavier (photo) a étoffé progressivement son offre : presse, produits de la Française des Jeux, timbres fiscaux. Il a été un temps relais colis, propose des tirages photos, de la papeterie, des piles.

« C’est tout petit chez moi, mais le jour où je fais l’inventaire, j’en ai pour des heures, tellement je vends de choses ! », sourit l’ancien ouvrier du bâtiment.

Recréer du lien social, c’est son projet de Transformation …plutôt conséquent : avec un investissement de 140 000 euros facilité par les aides du Fonds de Transformation, à hauteur de 30 % des frais engagés (plafonnées à 33 000 euros).